Yves Lepesqueur : « Le “grand remplacement” a eu lieu : nous sommes les remplaçants »

Yves Lepesqueur est écrivain et essayiste. Il a séjourné en Iran, en Inde, en Afghanistan et en Arabie dans le cadre de son travail, expériences qui nourrissent sa réflexion sur l’islam et le Proche-Orient. Collaborateur régulier de la revue L’Atelier du roman entre 2011 et 2025, il est notamment l’auteur de Pourquoi les Libanaises sont séduisantes (L’Harmattan, 2022) et de L’Islam et l’ordre du monde (Arcades Ambo, 2024). Son dernier livre, Extermination bienveillante. Chroniques, publié chez Arcades Ambo, propose un regard critique sur l’évolution moderne de la vie dans les villes et les provinces du monde.

PHILITT : Lakis Proguidis, fondateur de L’Atelier du roman et auteur de la préface de ce livre réunissant certaines de vos chroniques publiées dans sa revue, évoque le « regard vif » que vous portez sur les choses, invitant le lecteur à découvrir que rien n’est jamais tel qu’il paraît. Quelle place le dialogue esthétique, au cœur de l’art du roman, occupe-t-il dans votre réflexion ?

Yves Lepesqueur : Il me semble que l’art de la chronique et l’art (beaucoup plus difficile) du roman ont un certain cousinage. Le sujet du roman, c’est l’homme concret, pas l’homme abstrait des morales humanitaires, ni cette autre abstraction qu’est « l’individu » (voir l’essai récent de Lakis Proguidis, L’Être et le roman). Pour ne pas tomber dans l’abstraction, mieux vaut regarder autour de soi. La pratique de la chronique consiste précisément à regarder autour de soi. Il faut d’abord « voir ce que l’on voit », puis essayer de « dire ce que l’on voit », comme l’écrivait Péguy. Seulement, il ne faut pas regarder n’importe comment. Il ne faut pas regarder les humains de l’extérieur, comme les objets d’un savoir savant ; il faut entrer un peu en eux, ou les faire entrer en soi, se demander ce qui les fait agir, l’imaginer, se « mettre à leur place » (dans la chronique intitulée « Romanesque climatique », je me suis demandé ce qui se passe dans l’âme d’une jeune personne que paniquent les facéties d’un climat capricieux). N’est-ce pas de cette façon que le romancier vit avec ses personnages ? En somme, le romancier a tout intérêt à regarder le monde à la façon d’un chroniqueur, tandis que le chroniqueur se doit de regarder les humains à la manière d’un romancier.

Vous citez Arthur de Gobineau qui, comme vous, est revenu d’Asie — notamment de Téhéran — profondément marqué par son séjour. Vous avez également voyagé en Afghanistan. Le voyageur et le résident constatent que le désenchantement moderne touche aussi ces contrées lointaines. Vous évoquez notamment les processions chiites à Téhéran, que vous jugez aujourd’hui moins spirituelles qu’identitaires… Quelles nuances percevez-vous dans cette évolution ?

La « crise du monde moderne » ne touche pas que l’Occident. Les pays arabes, l’Iran, l’Inde, le Nigeria, pour parler de pays où j’ai vécu, et certainement aussi l’Extrême-Orient que je ne connais pas, sont tout aussi modernes que l’Europe et l’Amérique (ou du moins, ils sont eux aussi touchés par le modernisme, peut-être pas aussi irrémédiablement, c’est à voir). Mais le modernisme ne s’y manifeste pas de la même façon que dans le Paris progressiste. En Iran, pour prendre l’exemple d’un pays qui m’est cher, le modernisme peut se manifester par une recrudescence de la pratique religieuse, laquelle, aux yeux d’un observateur superficiel, semble la preuve d’une vitalité, voire d’un entêtement de la tradition. Cependant, des pratiques analogues relèvent d’un esprit profondément changé. Pour citer encore Péguy : « Dans le monde moderne tout est moderne » ; Péguy pensait au catholicisme en écrivant cette ligne, mais cela vaut aussi bien pour l’islam, pour l’hindouisme, etc. Lorsque l’on voit, lors des célébrations de ‘Ashoura, à Téhéran, que tous brandissent leur téléphone portable pour filmer la procession auquel ils participent, on saisit que la société du spectacle est aussi bien installée en Iran qu’aux U.S.A., ou peu s’en faut. Subtilement, avec très peu de changements dans les gestes et les paroles, un rituel consacré à la commémoration éplorée d’un drame qui eut lieu in illo tempore, est devenu, au moins en partie, un cérémonial d’affirmation identitaire, tout à fait moderne quant à l’esprit, c’est pourquoi j’ai parlé de « Shiite Pride ». De même, j’ai écrit dans une autre chronique que ce qui m’avait frappé lorsque je travaillais en Inde, ce n’était pas l’étrangeté exotique de ce pays, c’est la banalité de sa modernité, du moins la modernité de sa bourgeoisie.

Il n’y a pas que les capitales nationales qui retiennent votre attention. Vous avez également consacré de belles pages à une capitale régionale, Nantes, votre ville natale : « Nantes était la ville des petits bistrots dont les devantures, à l’automne, s’ornaient d’un pampre de vigne pour annoncer l’arrivée du muscadet nouveau »… Comme les métropoles mondialisées, elle n’a pas été épargnée par ce nouvel art dit « contemporain », souvent jugé trop abstrait et cyniquement insaisissable par le commun des mortels. Comment expliquez-vous que même les villes de province soient désormais touchées par ce que vous décrivez comme un fléau esthétique ?

La province est un mythe parisien. Tout parisien de bonne volonté, c’est-à-dire raisonnablement antimoderne, aime à s’imaginer que la province résiste. Il n’est pas interdit de croire que certains terroirs irréductibles soient particulièrement rétifs aux niaiseries modernes, mais j’avoue n’en avoir pas encore trouvé. La résistance provinciale à la vie moderne se limite le plus souvent à un identitarisme qui n’est qu’une variante des mentalités actuelles. On joue un rôle, c’est une déclinaison de la manie du théâtre (à laquelle est consacrée la première des chroniques de ce recueil). Très typique de ce petit théâtre identitaire est le fameux « fier d’être breton » et ses équivalents en d’autres provinces, qui cachent mal que les descendants ne ressemblent guère à leurs aïeux, ne parlent plus leur langue, n’ont plus le même sens esthétique, les mêmes perceptions, le même sens esthétique, le même rapport au temps, ni à l’espace, n’ont plus la même foi (si certains vont encore à la messe, ils n’y vont plus de la même façon, tout naturellement comme on le faisait autrefois). Dans une des chroniques que je n’ai pas pu reproduire dans ce volume j’ai écrit : « Le “grand remplacement” a eu lieu : nous sommes les remplaçants ». 

Mais la province ne pratique pas que résistance factice, il lui arrive de s’adonner aussi à l’imitation servile. On désire ressembler à ce qu’on voit à la télévision, on aspire à tenir sa place dans le chœur où tous chantent la même note, on craint de passer pour un arriéré. Je vis une partie de l’année à la campagne ; je suis frappé par l’envie d’être parisien (ou d’être américain, c’est encore mieux) qui s’y manifeste naïvement, inconsciemment, dans l’imitation des modes. C’est ainsi qu’on s’y est masqué pendant la crise de la COVID, bien inutilement dans un village où les rues sont habituellement désertes, mais avec la conviction de ceux qui étaient ravis de faire comme à la télé, d’être enfin invités à participer au jeu. L’escroquerie que l’on appelle « art contemporain » bénéficie de ce prestige des modèles médiatisés : tout élu local à qui l’on propose une fastidieuse « installation », se sent obligé d’acquiescer avec enthousiasme pour ne pas être taxé d’ignorance et de passéisme ; et ceux qui ne voudraient pas de ces horreurs ou de ces insignifiances dans leur jardin réussissent à se persuader qu’il faut les admirer, pour être moderne, pour être comme tout le monde. La banalisation de villes comme Nantes, non seulement par les nuisances de « la culture », mais par l’uniformisation des mœurs et des pratiques de l’espace, n’est pas seulement due à la malfaisance des édiles municipales, ni même à la disparition du peuple ouvrier qui les peuplaient : elle a été attendue, espérée, approuvée par les habitants, y compris par ceux dont les ancêtres habitaient déjà ces villes.

Le « nationaliste hindou » Narenda Modi, premier ministre de l’Inde depuis mai 2014

Vous avez séjourné en Inde pendant quelques années. Contrairement à Pasolini et Moravia, qui ont produit des récits de voyage parfois superficiels et nourris de raccourcis culturels simplificateurs, vous avez voulu observer sans concessions cette civilisation millénaire. Selon vous, la nouvelle bourgeoisie indienne, à l’instar des autres bourgeoisies des pays décolonisés, se montre éprise de réformisme. Or ce réformisme, loin de sauver la tradition comme il le prétend, tend plutôt à l’étouffer afin de poursuivre un objectif inavoué : se fondre dans la modernité occidentale. Percevez-vous des différences dans ces tentations réformistes au sein de ce que l’on appelle aujourd’hui le « Sud global », cet ensemble hétérogène ?

En fait, je n’ai pas observé grand-chose en Inde ; je n’y ai vécu que trois ans, alors qu’il faudrait une vie pour se familiariser avec une seule région de cet immense pays. Je n’ai fait que côtoyer une partie de la bourgeoisie indienne, tandis que les Indiens d’autres milieux, infiniment plus nombreux, restaient totalement énigmatiques. Certains voyageurs oublient trop vite qu’on n’apprend pas un pays en quelques semaines : ils croient avoir vu alors qu’ils n’ont trouvé que les images auxquelles ils s’attendaient. Pour voir quelque chose, il ne faut pas visiter un pays, il faut y vivre et y travailler. Après quelque temps, on commencera à connaître un peu ceux avec qui l’on travaille chaque jour. Je n’ai donc eu que quelques aperçus sur quelques Indiens. Cependant, ce que j’ai perçu de la bourgeoisie indienne m’a semblé comparable (mais pas identique) à ce que j’avais vu des bourgeoisies de plusieurs pays arabes, d’un grand pays africain, ou encore de l’Iran. Tout d’abord une incapacité à faire une critique pertinente du monde moderne. La critique du monde moderne, notamment la critique pertinente de l’Occident restent des spécialités occidentales ; j’oserais dire que c’est la seule supériorité de l’Occident : entré plus tôt ou plus radicalement dans la décomposition moderne, il est plus capable de l’analyser. On ne trouvera pas de Péguy indien, ni de Simone Weil indienne, ni de Bernanos indien, ni de Günther Anders indien (ajoutez les noms que vous voudrez), ni arabe, ni iranien, ni africain. Ou peut-être trouverait-on ici ou là un penseur isolé, mais pas un courant critique, pas une nébuleuse d’esprits critiques : il n’y a pas de Philitt arabe, ni de Philitt indien, etc.

Dans les bourgeoisies de ce qu’on appelait naguère le tiers-monde, les attitudes se divisent entre deux orientations contraires mais solidaires. D’une part, admiration, imitation, désir de se montrer à la hauteur des modèles européens ou américains, en adoptant toutes leurs manies ; d’autre part, opposition mimétique : on veut être aussi puissant, on veut s’opposer, mais on ne fait en cela que s’opposer à l’Occident selon la manière des Occidentaux, par l’efficacité technique, par une mobilisation idéologique de type nationaliste, qui va jusqu’à réinterpréter l’héritage religieux en termes de nationalisme, ce qui est en corrompre totalement le sens (voir cet insurpassable oxymore qu’est le terme de « nationalisme hindou » !). Cependant, si toutes ces attitudes convergent dans une destruction profonde de toutes les civilisations, elles comportent des variantes qui reflètent le passé de ces civilisations. On cite toujours Chesterton (très approximativement à vrai dire) : « Les idées modernes sont des idées chrétiennes devenues folles » ; sans doute pourrait-on dire qu’en Chine, les idées modernes sont des idées chinoises devenues folles, en Inde, des idées indiennes devenues folles, etc. En somme deux phénomènes se combinent : l’imitation de l’Occident (y compris déguisée en rejet de l’Occident) et, pour chaque grande aire de civilisation, sa propre manière de s’auto-détruire.

Tout cela est complexe et devrait être vraiment étudié ; le chroniqueur se limite à des observations souvent fortuites, souvent amusées car toutes ces pantalonnades ne manquent pas de comique. En Inde, j’ai été frappé par l’optimisme de cette nouvelle bourgeoisie, qu’elle se veuille conservatrice ou progressiste, cela importe peu : à ma grande surprise, j’ai constaté qu’elle y croyait, à la « mondialisation heureuse », aux bienfaits de l’informatique, etc. ! En trois ans en Inde, je n’ai rencontré qu’une Indienne qui m’a dit, peu avant la fin de mon séjour : « Ce pays est perdu » ; ce qui est pourtant une évidence, n’en déplaise à ceux qui croient que le PIB mesure la vitalité d’une société. Chez les Arabes, c’est différent. Les Arabes sont très sympathiques, parce qu’ils sont très doués pour l’échec : ils n’arrivent pas à trouver leur place dans la compétition moderne ; probablement restent-ils trop humains. Les Iraniens, c’est encore autre chose : la nouvelle bourgeoisie conservatrice qui a bénéficié du régime instauré en 1979 me paraît assez comparable aux Indiens conservateurs ralliés au « nationalisme hindou » ; quant à la bourgeoisie progressiste que nos médias confondent avec l’Iran, eh bien, elle pense comme nos médias : elle se prend pour l’Iran ! Elle a une étonnante capacité à ne pas voir que les hommes du peuple en Iran ne partagent pas encore son idéal qui se résume à peu près à ceci : vivre tranquillement en oubliant les grandes causes, comme en Occident, dans une liberté factice et un cynisme réel, qui prendra à l’occasion des accents humanitaires. Il est comique de voir déguisée en aspiration à la « liberté » l’inclination pour l’état du « dernier homme », que décrit Nietzsche.

En somme, de quelques immersions dans la bourgeoisie du « Sud global », je rapporte deux perceptions qui se heurtent : celle d’une entropie générale, d’une générale trahison des élites, qui n’ont pas su transmettre les cultures dont elles avaient la charge ; et celle d’une surprenante diversité car il est diverses façons de mettre fin à l’aventure humaine.

Le philologue et académicien Ernest Renan, initiateur de l’islamophobie savante et mis à l’Index en 1864

Olivier Roy évoquait, dans son dernier essai consacré à la crise de la culture, « l’aplatissement du monde », en soulignant l’une des grandes crises de notre époque : celle du fait religieux. Nos concitoyens, notamment en Europe, souffrent d’une profonde inculture religieuse. Dans votre dernier article, vous mentionnez les nombreux enterrements auxquels vous assistez, qu’ils soient protestants ou catholiques : on n’y parle presque plus de Dieu. On privilégie un discours « humaniste », expurgé de toute référence au Ciel. Vous concluez votre chronique par une citation du Coran. Dans quelle mesure cette crise du religieux influe-t-elle sur le rapport de l’Europe à l’islam ?

Nous ne savons plus traiter une dépouille mortelle, même lorsqu’il y a encore un prêtre ou un pasteur, à plus forte raison lorsqu’on se passe de ces spécialistes. Les funérailles sont devenues des espèces de talk-show, où les vivants qui se succèdent au micro pour parler du mort, mettent en valeur leurs sentiments (plus ou moins surjoués) et leur habileté à émouvoir le public (et à l’amuser un peu si possible). Ce bricolage devant la mort me paraît aller plus loin que la crise religieuse, bien qu’il y soit lié. La perception que certaines choses sont sacrées et réclament un comportement approprié, précède la religion comme ensemble articulant une théologie, des obligations, des rituels précisément établis, et elle lui survit un certain temps lorsque les croyances s’affaiblissent. Lorsque j’étais jeune, beaucoup déjà étaient détachés de la religion et se disaient athées, mais on savait encore enterrer. Les incroyants pouvaient rester silencieux au fond de l’église pendant la messe mortuaire, ils n’imaginaient pas de substituer aux rites une émission de télé-réalité. Le passage du Coran que j’ai cité ne porte pas d’enseignements proprement islamiques, il raconte le désarroi devant le premier mort, Abel : Que faire du corps ? Dieu souffla la solution à Caïn, en lui montrant un corbeau qui creusait le sol. La leçon est double : la civilisation commence avec les rituels funéraires, mais ces rituels il n’est au pouvoir de personne de les inventer ; il faut qu’ils soient reçus et transmis.

L’inculture religieuse dont vous parlez n’est pas propre à l’Occident ; l’inculture religieuse dans beaucoup de pays musulmans est effarante ; dans leur majorité, les croyants, qui peuvent être assez instruits par ailleurs, ne connaissent rien à l’histoire de la pensée islamique, et se confinent dans des représentations simplistes. Un musulman analphabète vivant à Damas il y a cent cinquante-ans, en connaissait beaucoup plus long sur les doctrines musulmanes qu’un ingénieur syrien d’aujourd’hui. C’est précisément dans ces milieux de techniciens religieusement illettrés que recrutent les salafistes et autres islamistes. Il reste que la désagrégation anthropologique finale, dont témoignent nos bricolages funéraires aussi bien que nos fantaisies « sociétales », ne semble pas atteindre un tel degré dans les pays d’islam, non plus qu’en Afrique ou en Inde, et sans doute dans d’autres parties du monde que je n’ai pas directement observées.

Que ce relatif conservatisme des sociétés islamiques contribue à une image négative de l’islam, chez les progressistes qui appellent « libération » la désagrégation, cela n’a rien d’étonnant ; ce qui est plus étrange, c’est l’hostilité radicale à l’islam de la part de nos intellectuels conservateurs : ces gens se veulent antimodernes mais reprochent aux musulmans de n’être pas assez modernes. Un peu de cohérence ne serait pas superflu… Mais, puisque vous m’interrogez sur un sujet dont ne traitent pas mes chroniques, au fond je crois que la peur de l’islam (littéralement « islamo-phobie ») ne se nourrit pas de constatations sur le monde musulman, mais d’une solide volonté d’ignorance, ce qui est la définition de l’obscurantisme. L’école française d’islamologie étant encore une des meilleures du monde, il n’est pas difficile de lire en français d’excellents ouvrages qui apportent quelques éclairages sur la grande civilisation de nos voisins. Mais on préfère ne rien savoir, c’est beaucoup plus pratique pour déguiser ce voisin en croquemitaine. Comme il faut faire semblant de baser des préventions sur quelque chose, on cherche et on trouve quelques ignorants originaires de pays musulmans qui viennent dire à nos brillants penseurs : « Comme vous avez raison, tout ce mal que vous pensez de la civilisation de mes ancêtres et du méprisable pays où je suis né, c’est bien vrai, c’est exactement ça ! ». De telles impostures satisfont la paresse intellectuelle des lecteurs du Figaro et sont une excellente méthode pour réussir une carrière lucrative dans notre pays. Elles peuvent vous mener jusqu’à l’Académie française.

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