Si les progrès de la médecine semblent constituer l’un des seuls véritables titres de gloire du monde moderne, l’histoire et la sociologie du handicap et des troubles mentaux suffisent à en ternir fortement l’image. En cette Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, PHILITT restitue une partie de l’introduction du livre coécrit par notre directeur de la publication, Paul Ducay, et sa mère, Claude Ducay : Et si c’était ton enfant ? Être autiste en France aujourd’hui (L’Harmattan). Quelques éléments de contexte sont nécessaires pour saisir la multitude d’obstacles, à peine imaginables, qui jalonnent l’accompagnement d’un jeune autiste, JM, entre désinformation, maltraitances scolaires, irrespect du consentement parental et lobby psychanalytique.
L’autisme englobe un spectre de troubles caractérisés par une différence comportementale fondamentale par rapport aux normes sociales, se manifestant par des déficits dans la communication et les interactions sociales, ainsi que par des comportements et intérêts restreints et répétitifs. Contrairement aux handicaps physiques, les personnes autistes se trouvent d’emblée en marge des codes sociaux, ce qui entrave la reconnaissance de leurs besoins et de leur valeur. Cette marginalisation intrinsèque nécessite donc une prise en charge spécifique fondée sur un surcroît d’attention et d’accompagnement de la part d’autrui. Or, tout le problème vient de la situation inverse : depuis ce qu’il est convenu d’appeler « l’âge classique » ou l’entrée dans les « Temps Modernes », la société française n’a cessé de marginaliser ses marginaux, en les soustrayant à l’attention collective.
Confinés aux marges de la société, ceux qui ont longtemps été qualifiés de « fous » ont été maintes fois enfermés dans des asiles psychiatriques, et, pour peu pour leurs responsables parentaux se sont opposés à ces procédures d’exclusion sociale de leur progéniture, ils ont été frappés du sceau de l’infréquentabilité, causé par la diffusion de la fable psychanalytique de la mère coupable de l’autisme de son enfant. C’est cette double étape qui constitue ce qu’il faut bien appeler « l’institutionnalisation sociale du malheur » des personnes autistes. Dans ce contexte, l’accompagnement des autistes n’a nullement suivi le rythme de leur diagnostic : quand le nombre de personnes autistes est passé d’un enfant sur 150 en 2014 à un enfant sur 40 en 2023, il fallut attendre l’année 2022 pour voir aboutir le premier « plan autisme » sérieux, mais par trop insuffisant, visant à recruter plusieurs milliers d’Auxiliaires de vie scolaire (AVS).
De la folie sacrée à la médecine carcérale
La confusion des deux thèmes de la « folie » et de la « maladie » n’est historiquement pas anodine : elle est très tardive et très symptomatique de l’état de notre société moderne. Pendant longtemps, au contraire, la folie était définie par son extravagance plutôt que par sa pathologie, ce qui n’est pas la même chose : l’extravagance peut être perçue méliorativement aussi bien que péjorativement, tandis qu’une maladie conjuguée à une marginalisation sociale induit un processus fréquent d’exclusion. Exemple d’approche méliorative et nuancée de la folie, le philosophe Platon distingue la folie productive (mania), créatrice ou inspirée, qu’il tenait comme un état admirable et divin, et la folie hébétée ou déficitaire (moria).[1] Dans la tradition chrétienne, note Vladimir Lossky, « l’hagiographie orientale connaît des voies de sanctification étranges et insolites, comme celle des “fous en Christ”, commettant des actes extravagants pour cacher leurs dons spirituels aux yeux de l’entourage sous l’apparence hideuse de la folie, ou plutôt pour se libérer des liens de ce monde dans leur expression la plus intime et la plus gênante pour l’esprit, celle de notre “moi” social. »[2] De nombreux exemples de ce type abondent dans les autres traditions spirituelles, avec le cas des faux majâdhîb, mais aussi dans l’hindouisme et ses Avadhuta, ces sages qui ont réalisé le dépassement des contingences humaines et naturelles et qui le manifestent par leur rupture avec les conventions sociales, ou encore dans le bouddhisme tantrique et ses « moines fous », tel que Drukpa Kunley (1455-1529), figure religieuse très populaire au Bhoutan.
À l’époque médiévale, explique l’historienne Muriel Laharie, « les malades mentaux sont soignés le plus souvent à domicile », ce qui n’a cessé de rester la solution la plus souhaitable encore à l’époque contemporaine. « Certains sont confiés par leur famille à un monastère ; ils y sont accueillis comme des images vivantes du Christ puisque, selon la perspective chrétienne, le malade (mental) participe par ses souffrances à la Passion rédemptrice du Christ. Par ailleurs, l’hospitalisation se développe lentement, dans un esprit d’accueil et d’assistance ».[3] En réalité, la marginalisation officielle et institutionnelle du malade mental n’a pu s’installer qu’à partir du moment où l’on a procédé à une double réduction, à l’origine du concept moderne de folie : celle du malade au malade mental, et du malade mental au marginal.
Cette double réduction émerge dans un contexte rationaliste, celui du XVIIe siècle, au cœur des Temps Modernes. À cette époque, une nouvelle structure de pouvoir se met en place qui implique la chasse à tout ce qui sort des cadres étroits de la rationalité scientifique : la foi et la folie. Les Modernes, à cette époque, ne tolèrent plus de soumettre la pensée scientifique ou philosophique à des principes qui ne sont pas intégralement contrôlables par la raison. Quand Descartes voit la folie comme une « condition d’impossibilité de la pensée »[4], il ne conçoit plus d’autres facultés qui, comme l’« intellect » des Anciens, seraient supérieures à celle de la « raison ».[5] Son contemporain Galilée affirme quant à lui le primat de la physique sur la théologie[6], et le siècle des Lumières en viendra à stigmatiser la « folie religieuse » (Religionswahn), selon le mot de Kant dans La religion dans les limites de la simple raison (IIe section, §1). L’époque qui pathologise et marginalise d’un même mouvement la folie est donc l’époque rationaliste. Comme l’explique Jean Borella dans La Crise du symbolisme religieux, le « grand enfermement de la folie » analysé par Michel Foucault est en même temps l’époque du « grand enfermement du sacré », où tout ce qui excède la maîtrise rationnelle est exclu et marginalisé.
La « garde » au lieu du « soin » : le problème des IME
Ainsi, dans sa célèbre analyse historique sur la constitution de la folie comme objet de savoir dans le discours institutionnel moderne, Michel Foucault a daté la première fondation d’un « Hôpital général » pour les fous en 1656.[7] L’Hôpital général regroupait cinq maisons : la Pitié, la Salpêtrière, Bicêtre, la Savonnerie et Scipion, placées sous la direction de 26 gouverneurs qui, sous la tutelle du président du parlement de Paris et son procureur général, « ont tout pouvoir d’autorité, de direction, d’administration, commerce, police, juridiction, correction, et châtiment » sur les misérables sujets ou patients relevant de leur juridiction.[8] Il s’agissait pour Louis XIV de retirer les mendiants des rues de Paris en les regroupant dans un asile, qui devait accueillir les personnes atteintes de troubles mentaux trois ans plus tard, en 1659. Le premier asile avait donc pour fonction d’interner l’ensemble des marginaux : les pauvres, les malades mentaux et les criminels. L’asile remplissait une fonction d’encadrement social plutôt que de soin, d’où son système répressif évident, comme le prouve par exemple l’ouverture à Aix, en 1695, d’un hôpital pour les insensés uniquement violents.[9] Ce paradigme médico-répressif n’a pas cessé de se confirmer dans les siècles suivants, comme l’explique Foucault : « Toute la pénalité du XIXe siècle devient un contrôle, non pas tant sur ce que font les individus — est-ce conforme ou non à la loi ? — mais sur ce qu’ils peuvent faire, de ce qu’ils sont capables de faire, de ce qu’ils sont sujets à faire, de ce qu’ils sont dans l’imminence de faire. »[11]
En ce début de XXIe siècle, nous n’avons pas encore fait de croix sur ce paradigme. Dans le témoignage qui fait l’objet central de ce livre, les IME apparaissent, de fait, trop souvent comme des « structures carcérales d’abandon », où la surmédication tente souvent de compenser, jusqu’au scandale, le manque de moyens. L’IME est bien une « structure », puisque c’est une organisation administrative régie par l’Agence régionale de santé. Elle est bien souvent « carcérale », puisqu’elle consiste toujours à enfermer ensemble — selon la procédure paradoxale d’« inclusion exclusive » caractéristique du premier Hôpital général de 1656 — des personnes handicapées, autistes et autres, et à les gérer moyennant des procédures potentiellement répressives. Celles-ci apparaissent dans la grande fréquence des abus recensés dans ces établissements : agressions sexuelles et violences commises sur mineurs[10], maltraitances et négations des droits des mineurs[11], le tout cadenassé par la dépendance liberticide des enfants et de leurs parents ou responsables légaux à l’égard des « réponses conçues par les professionnels ».[12] Enfin, la seconde épithète, celle « d’abandon », est d’autant plus justifiée que les enfants s’y retrouvent placés souvent sans le consentement des familles, privés de surcroît de l’amour qu’ils peuvent beaucoup mieux recevoir dans le cadre familial.
Le sort des enfants et des personnes autistes ne sera véritablement amélioré qu’à partir du moment où nous renoncerons au modèle asilaire de la « garde » au profit d’un véritable programme de « soins », soucieux d’une intégration sociale des autistes fondée sur l’empathie de soignants financièrement valorisés, et scientifiquement formés aux méthodes les plus appropriées au traitement de l’autisme. Ceci n’est pas seulement une question de moyens financiers en général, mais aussi de choix de la destination où allouer de tels financements. Il n’est pas acceptable que les institutions puissent valoriser autre chose que les méthodes qui ont scientifiquement fait leur preuve, en l’occurrence l’approche cognitivo-comportementale, qui se focalise sur l’essentiel de ce qu’on est en droit d’attendre dans le développement individualisé de l’enfant autiste : l’intégration sociale et l’autonomie.[13]
Dans la continuité de cette nécessité d’orienter les financements vers des méthodes scientifiquement éprouvées, la Haute Autorité de Santé (HAS) a marqué un tournant décisif en publiant le 8 mars 2012 ses recommandations sur la prise en charge de l’autisme. Issue d’un travail amorcé en 2005, cette recommandation écarte explicitement les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle, faute de données probantes sur leur efficacité. La HAS préconise au contraire une approche comportementale et développementale, privilégiant les méthodes ABA (Applied Behavior Analysis) et TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren)développées aux États-Unis, qui visent l’autonomie et l’intégration sociale par un accompagnement structuré d’une vingtaine d’heures hebdomadaires. Cette position s’accompagne d’une critique claire des pratiques controversées comme le « packing » proposé par la psychanalyse, consistant à envelopper l’enfant autiste dans des draps humides et frais — une camisole glacée.
L’imposture psychanalytique : Françoise Dolto

La psychanalyse n’est effectivement pas une science, dont les bénéfices thérapeutiques seraient vérifiés et généralisés. À ce propos, l’épistémologue et philosophe des sciences Karl Popper (1902-1994) avait déjà sévèrement critiqué, au XXesiècle, la psychanalyse en raison de la non-falsifiabilité de ses théories. Popper remarque que la science, dans son fonctionnement et ses protocoles, repose sur la possibilité de tester et potentiellement réfuter des théories via des observations expérimentales. La validité d’une théorie dépend en ce sens de la possibilité que les autres chercheurs ont de pouvoir éventuellement l’infirmer par la découverte de faits que n’intègre pas la théorie, ou par la proposition de modèles plus explicatifs et prédictifs. À défaut, une théorie que l’on ne peut pas tester ou réfuter d’une manière ou d’une autre, c’est-à-dire une théorie qui est « infalsifiable », ne peut pas être scientifique, mais pseudo-scientifique. Or tel est le cas de la psychanalyse, qui n’admet aucune contre-preuve, mais uniquement des exceptions qui confirment sa règle : « tout ce qui pouvait arriver la confirmait toujours », raconte Popper dans Conjectures et Réfutations (1985) « Ceux qui refusaient la théorie étaient évidemment des gens qui ne voulaient pas voir l’évidente vérité ; ils refusaient de la voir, ou bien à cause de leurs intérêts de classe remis en question, ou bien à cause de leurs refoulements non encore analysés et réclamant, de façon criante, une thérapie. […] Les analystes freudiens soulignaient que leurs théories étaient constamment vérifiées par leurs “observations cliniques”. »[14]
Typique de cette infalsifiabilité pseudo-scientifique, la théorie de Françoise Dolto (1908-1988), réputée très culpabilisante à l’encontre des mères des enfants autistes. Selon l’autrice de La Cause des enfants (1985), l’autisme peut être attribué aussi bien à une « faible disponibilité de la mère » qu’à une attitude de sur-protection, qui empêchait l’enfant de développer une relation symbolique et une communication avec le monde extérieur.[15] Deux cas contraires justifiaient donc de manière parfaitement « infalsifiable » sa pseudo-théorie. Or cela forme non seulement une contradiction théorique flagrante, mais ses effets dans la représentation du rôle de la mère sont, en pratique, massivement délétères. Les mères d’enfants autistes passant fautives, à l’origine des troubles autistiques de leur enfant, les institutions au sein même de la soi-disant démocratie française ont eu très fréquemment la main légère pour leur enlever leur progéniture. En effet, des chercheurs ont montré que la culpabilisation constante des parents à laquelle procèdent les psychanalyses, qui les considèrent comme étant à l’origine de l’autisme de leur enfant, a très souvent nourri les décisions, institutionnellement appuyées, d’isoler les enfants autistes de leurs parents prétendument coupables ou nocifs, en contraignant le consentement.[16] Loin d’être, comme le prétendent les psychanalystes, une alternative à la surmédication pratiquée dans de nombreux centres, cette pseudo-science se présente alors, par culpabilisation de la « mère crocodile » (Jacques Lacan) ou la « mère réfrigérateur » (Bruno Bettelheim), comme son allié objectif, en justifiant la violation du consentement de la mère. Comme le résume la réalisatrice du film-documentaire Le mur (2011), Sophia Robert : « l’autisme est considéré comme la pire des psychoses pour la psychanalyse, ce qui est vraiment une spécificité française puisque le reste du monde le définit depuis 30 ans comme un trouble neurologique, et qu’à l’étranger les patients sont diagnostiqués très tôt et pris en charge non pas en psychiatrie, mais avec des méthodes comportementales et éducatives adaptées. »
Malgré l’inutilité et la nocivité avérée de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme et de l’importance de ses relais institutionnels pendant de longues années, Françoise Dolto — ou son homologue belge Maud Manonni (1923-1998) — tient encore le haut du pavé : des centaines d’écoles et de services hospitaliers ont porté, et portent encore pour beaucoup, le nom de Françoise Dolto, dont les livres emplissent encore les rayons des bibliothèques, ce qui, dans les années 2000, ne faisait qu’ajouter à la cruelle désinformation dont pâtissaient les parents d’enfants autistes dans de nombreux territoires. Combien de professionnels de cette pseudo-science n’auront-ils pas été associés, jusqu’à aujourd’hui, aux procédures institutionnelles de suivi des enfants autistes ? Combien, en dépit du consensus scientifique sur l’efficacité alternative de la méthode ABA et des publications officielles de la Haute Autorité de Santé qui désavouent la psychanalyse ? Quand desserrerons-nous le double étau de la sur-médicamentation en IME, et du fantôme persistant de la psychanalyse dont les sectateurs se fendent encore de tribunes décomplexées dans le journal Libération ?
À travers le témoignage de ce livre, le lecteur pourra se faire une idée concrète du malheur qui a frappé, et frappe encore, la majorité silencieuse qui compose le presque-million de personnes diagnostiquées autistes en France selon l’INSERM. Le témoignage de ce livre est le récit, malheureusement inachevé, du calvaire représentatif de très nombreux autres, vécu durant toute la première génération (vingt-cinq ans) de ce troisième millénaire, et dont l’aide attendue n’est toujours pas au rendez-vous. La détresse se poursuit, mais se fait entendre pour la première fois.
[1] Michel Laxenaire, « Quand Platon faisait l’éloge de la folie », Annales médico-psychologiques, revue psychiatrique, Vol. 171, No. 4, 2013, pp. 252-256 ; « Erratum à l’article », No. 10, p. 739.
[2] Vladimir Lossky, Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient, Aubier, 1944, p. 17.
[3] Muriel Laharie, « Comprendre et soigner la maladie mentale au Moyen Âge (XIe-XIIIe siècles) », Histoire des sciences médicales, tome XXVII, No. 2, 1993, pp. 139-140.
[4] Michel Foucault, Histoire de la folie à l’âge classique (rééd. 1972), I, 2, in Œuvres, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 2015, p. 57.
[5] René Descartes, dans ses Meditationes II, 6, confond la raison et l’intellect, par opposition à S. Augustin et S. Thomas d’Aquin qui distinguaient rigoureusement ces facultés : « Nihil nunc admitto nisi quod necessario sit verum ; sum igitur praecise tantùm res cogitans, id est, mens, sive animus, sive intellectus, sive ratio, voces mihi priùs significationis ignotae. »
[6] Olivier Boulnois, Le Désir de vérité. Vie et destin de la théologie comme science d’Aristote à Galilée, Puf, coll. « Épiméthée », 2022, 408p.
[7] Michel Foucault, op. cit., p. 60.
[8] Ibid., p. 61.
[9] Ibid., p. 432.
[10] Michel Foucault, « La vérité et les formes juridiques » (1973), Dits et Écrits, Gallimard, 1994, vol. 2, texte 139.
[11] Jean-Luc Joing, Éthique et qualité dans les services humains, L’Harmattan, 2002, p. 28.
[12] Jean-Marc Juilhard et Paul Blanc, « Maltraitance envers les personnes handicapées : briser la loi du silence », Rapport n° 339 (2002-2003) du Sénat, tome I, déposé le 10 juin 2003 ; « Gers : un institut pour enfants handicapés épinglé par l’Agence régionale de santé », Sud-Ouest, 21 novembre 2013 ; « Maltraitance d’enfants handicapés : les IME gersois dans la tourmente », Sud-Ouest, 30 janvier 2014. Aujourd’hui encore, les violences physiques et psychologiques et mauvais traitements se poursuivent dans des IME, par exemple dans le Puy-de-Dôme : « Une enquête ouverte sur des soupçons de violences sur des jeunes handicapés dans le Puy-de-Dôme », Ouest-France, 7 mai 2025.
[13] Pierre-François Pouthier, « Les IME et l’accessibilité universelle : une injonction paradoxale aujourd’hui ? », Empan, Vol. 104, No. 4, 12 déc. 2016, pp. 106—110.
[14] McGillivray, J. A., et alii (2024), “Meta-Analysis of Psychotherapy for Autistic Youth”, Child Psychiatry & Human Development. La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC), en anglais Cognitive Behavioral Therapy (CBT), sauvegarde les acquis des approches comportementales tout en les individualisant par rapport à chaque personne autiste. Elle prend ainsi ses libertés par rapport à un précédent idéal de « normalisation » qui pouvait s’avérer, selon certains chercheurs, inutilement contraignant par rapport à des comportements singuliers mais non-nuisibles (stéréotypies et absence de contact visuel). La TCC se concentre ainsi sur l’essentiel de la thérapie attendue des autistes.
[15] Karl Popper, Conjectures and refutations, London, Routledge & Kegan Paul, p. 35.
[16] Françoise Dolto, La Cause des enfants, Robert Laffont, 2011, 465p.
[17] D. V. M. Bishop & J. Swendsen, “Psychoanalysis in the treatment of autism : Why is France a cultural outlier ?” BJPsych Bulletin, No. 45, Vol. 2, pp. 63-66.
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