Le capitalisme selon Houellebecq : l’éloge de la société pré-industrielle (2/3)

Houellebecq opère régulièrement dans ses romans un travail de dénigrement de l’économie, la présentant comme une science vile et méprisante. Dans Plateforme, pourtant un roman au sein duquel se trouvent de longs développements économiques, l’écrivain aime à rappeler que « l’économie est un mystère ». Le héros déclare même, après avoir longuement parlé de la…

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Michel Houellebecq, la rédemption par l’écriture

Rares sont les écrivains qui ont su, comme Céline, « mettre [leur] peau sur la table », c’est-à-dire payer de leur propre personne, se sacrifier secrètement à travers leurs personnages. Houellebecq y est parvenu : sans doute est-ce l’origine des malentendus dont souffre son oeuvre puisque, en fidèle héritier de Huysmans, ses romans oscillent nonchalamment entre l’autobiographie…

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Quand Chesterton tire le moderne de son sommeil dogmatique

Philosophe parmi les poètes, poète parmi les philosophes, Chesterton n’a jamais failli à sa réputation de « prince du paradoxe ». Ses Petites choses formidables, célèbre recueil de nouvelles édité pour la première fois en français par Desclée de Brouwer, ne font pas exception : loin de réduire sa pensée à quelques réflexions basses, il offre à voir le…

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Jan Marejko, le verbe et la liberté

On assimile généralement notre modernité en crise au rationalisme. L’irrationalisme et autres nouveaux panthéismes apparaissent alors comme des attitudes antimodernes par excellence. Jan Marejko, dans La Cité des morts (1994), montre au contraire que ces deux attitudes, incapables de s’enraciner dans un Autre, sont solidaires d’une même réduction de l’esprit à la nature et à…

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Le paradoxe de la modernité japonaise

La modernité, telle qu’elle est apparue au Japon au XIXe siècle, déroute l’Occidental qui envisage de l’interroger. Parce qu’elle est souvent perçue à tort comme un phénomène exclusivement européen, son expression japonaise se voit réduite à une tentative d’imitation ayant pour but de combler un retard économique, politique et militaire. Pourtant, dans Moderne sans être…

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Le droit de propriété : un blasphème contre Dieu

La propriété constitue l’un des principaux piliers de la société moderne, notamment occidentale. Néanmoins, le droit de propriété, entendu comme le pouvoir absolu et illimité de l’individu sur la chose appropriée, est un concept relativement récent, qui naît du mouvement de sécularisation de la pensée juridique, initié au XVIIe siècle. Nulle propriété humaine possible, en…

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Laurent Fourquet : « Les chrétiens doivent être les dissidents du monde moderne »

Laurent Fourquet, normalien, énarque et agrégé de sciences sociales, vient de publier Le christianisme n’est pas un humanisme (Pierre-Guillaume de Roux). Dans cet ouvrage, il montre que le christianisme s’oppose en tout point à notre société de consommation, façonnée par l’idéologie de l’humanisme issue des Lumières. Il revient pour PHILITT sur cet antagonisme entre christianisme…

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Ayn Rand et la folie libertarienne

Que deviendrait le monde sans Steve Jobs, Bill Gates ou Peter Thiel, sans hommes politiques et sans intellectuels ? Dans La Grève, roman monumental rédigé de 1951 à 1957 et livre le plus influent aux États-Unis après la Bible, la philosophe américaine Ayn Rand estime que la société s’écroulerait nécessairement sans ses « hommes de valeurs »….

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Soljenitsyne et la crise spirituelle de l’Occident

Lorsqu’à 59 ans, après quatre années de proscription, Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne est invité à prononcer un discours à l’université de Harvard en 1978, les auditeurs s’attendent à une critique en règle de la société soviétique, de la part d’un célèbre dissident. Contre toute attente, l’écrivain met l’Occident face à ses propres contradictions et prononce un…

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