Jacques Viret sur l’harmonie, ou la musique du monde

Jacques Viret est professeur émérite de musicologie à l’université de Strasbourg. Il s’intéresse aux lois générales de la musique, en les élargissant à une perspective philosophique, anthropologique et spirituelle d’inspiration guénonienne. Il est notamment l’auteur du Qui suis-je ? Wagner et d’un B.A.-BA de la musique médiévale. Dans son dernier Retour d’Orphée. L’harmonie dans la musique, le…

Continuer la lecture

Julius Evola : l’alpinisme comme expérience intérieure

Dans Méditations du haut des cimes, une anthologie d’articles parus dans les années 1930, Julius Evola dessine les fondements d’un « alpinisme aristocratique ». La montagne n’est pas seulement le lieu de l’entraînement, de la compétition et de la prouesse sportive, mais une école naturelle de discipline intérieure. En pénétrant dans ce milieu, l’homme s’éloigne…

Continuer la lecture

Érick Audouard : « Rien de plus violent que la volonté de faire disparaître toute violence par la force »

Érick Audouard est écrivain et traducteur. Il a fait découvrir au public français Leonardo Castellani, prêtre et penseur argentin inclassable, à travers une sélection de textes intitulée Le Verbe dans le sang (Pierre-Guillaume de Roux, 2017). Chez le même éditeur, il a fait paraître Comprendre l’apocalypse, reprise enrichie d’une conférence donnée au Cercle Aristote autour des…

Continuer la lecture

Le capitalisme selon Houellebecq : l’éloge de la société pré-industrielle (2/3)

Houellebecq opère régulièrement dans ses romans un travail de dénigrement de l’économie, la présentant comme une science vile et méprisante. Dans Plateforme, pourtant un roman au sein duquel se trouvent de longs développements économiques, l’écrivain aime à rappeler que « l’économie est un mystère ». Le héros déclare même, après avoir longuement parlé de la…

Continuer la lecture

Michel Houellebecq, la rédemption par l’écriture

Rares sont les écrivains qui ont su, comme Céline, « mettre [leur] peau sur la table », c’est-à-dire payer de leur propre personne, se sacrifier secrètement à travers leurs personnages. Houellebecq y est parvenu : sans doute est-ce l’origine des malentendus dont souffre son oeuvre puisque, en fidèle héritier de Huysmans, ses romans oscillent nonchalamment entre l’autobiographie…

Continuer la lecture

Quand Chesterton tire le moderne de son sommeil dogmatique

Philosophe parmi les poètes, poète parmi les philosophes, Chesterton n’a jamais failli à sa réputation de « prince du paradoxe ». Ses Petites choses formidables, célèbre recueil de nouvelles édité pour la première fois en français par Desclée de Brouwer, ne font pas exception : loin de réduire sa pensée à quelques réflexions basses, il offre à voir le…

Continuer la lecture

Jan Marejko, le verbe et la liberté

On assimile généralement notre modernité en crise au rationalisme. L’irrationalisme et autres nouveaux panthéismes apparaissent alors comme des attitudes antimodernes par excellence. Jan Marejko, dans La Cité des morts (1994), montre au contraire que ces deux attitudes, incapables de s’enraciner dans un Autre, sont solidaires d’une même réduction de l’esprit à la nature et à…

Continuer la lecture

Le paradoxe de la modernité japonaise

La modernité, telle qu’elle est apparue au Japon au XIXe siècle, déroute l’Occidental qui envisage de l’interroger. Parce qu’elle est souvent perçue à tort comme un phénomène exclusivement européen, son expression japonaise se voit réduite à une tentative d’imitation ayant pour but de combler un retard économique, politique et militaire. Pourtant, dans Moderne sans être…

Continuer la lecture

Le droit de propriété : un blasphème contre Dieu

La propriété constitue l’un des principaux piliers de la société moderne, notamment occidentale. Néanmoins, le droit de propriété, entendu comme le pouvoir absolu et illimité de l’individu sur la chose appropriée, est un concept relativement récent, qui naît du mouvement de sécularisation de la pensée juridique, initié au XVIIe siècle. Nulle propriété humaine possible, en…

Continuer la lecture

Laurent Fourquet : « Les chrétiens doivent être les dissidents du monde moderne »

Laurent Fourquet, normalien, énarque et agrégé de sciences sociales, vient de publier Le christianisme n’est pas un humanisme (Pierre-Guillaume de Roux). Dans cet ouvrage, il montre que le christianisme s’oppose en tout point à notre société de consommation, façonnée par l’idéologie de l’humanisme issue des Lumières. Il revient pour PHILITT sur cet antagonisme entre christianisme…

Continuer la lecture