Michel Houellebecq, la rédemption par l’écriture

Rares sont les écrivains qui ont su, comme Céline, « mettre [leur] peau sur la table », c’est-à-dire payer de leur propre personne, se sacrifier secrètement à travers leurs personnages. Houellebecq y est parvenu : sans doute est-ce l’origine des malentendus dont souffre son oeuvre puisque, en fidèle héritier de Huysmans, ses romans oscillent nonchalamment entre l’autobiographie…

Continuer la lecture

Paul Ricœur : repenser la volonté

Le premier tome de La Philosophie de la volonté de Paul Ricœur intitulé « le volontaire et l’involontaire » porte sur le rapport entre pouvoirs et vouloir et, de manière élargie, sur le rapport entre liberté et nature. Dans cet ouvrage, Ricœur montre que la volonté humaine n’est pas toute puissante. Il faut se détacher de l’illusion forgée…

Continuer la lecture

Dostoïevski : « Toute la question est de savoir si Shakespeare est supérieur à une paire de bottes. »

Deux positions s’affrontent dès lors qu’il s’agit de parler d’art. D’un côté, les tenants d’un relativisme culturel, de l’autre, les amateurs de hiérarchisation. Dostoïevski appartient à la deuxième catégorie. Dans Les Démons, le vieux poète Stépane Trophimovitch déclare «  […] que Shakespeare et Raphaël sont au-dessus de l’émancipation des paysans, au-dessus de la nationalité, au-dessus…

Continuer la lecture