Michel Orcel : « L’illusion sioniste a fait disparaître des cultures juives millénaires »

Écrivain, traducteur, éditeur et psychanalyste, Michel Orcel a récemment séjourné en Cisjordanie. Dans Dix jours en Palestine occupée (éd. Arcades Ambo) et surtout dans Un humanisme à géométrie variable (même éditeur), l’auteur avance, contre les thèses de l’universitaire Jean-Yves Masson, une thèse à rebours des discours ambiants. Observant la surveillance technologique mortifère et le déracinement des Palestiniens, il soutient que le sionisme, né dans le monde ashkénaze, cette belle culture yiddish européenne « qui n’a rien à voir avec la Palestine », aurait rassemblé des juifs de peuples très différents en un État dont le seul ciment ne serait plus aujourd’hui qu’un racisme commun envers les Palestiniens — eux-mêmes souvent descendants de juifs autrefois convertis. Une même logique d’uniformisation coloniale arracherait ainsi les Palestiniens à leur sol et les Juifs à la diversité de leurs cultures.

PHILITT : Le récit des Dix jours en Palestine occupée commence à Taybeh, dernier village chrétien de Cisjordanie. Durant tout le récit, on est frappé par le contraste entre le caractère accueillant et chaleureux du village et de ses alentours et le caractère froid, inquiétant – car inquiété –, mécanique et technologique de la présence israélienne, qui se fait « surveillance par une armée invisible », faite d’artificiers autant que d’artifices. Comment expliquer ce recours à l’artificiel voire à l’artificieux alors même que le projet israélien prétend être motivé par le désir de retourner à la vie biblique authentique ?

Michel Orcel : Je ne crois pas que le projet sioniste ait jamais reposé sur « un retour à la vie biblique authentique ». Le projet sioniste, loin d’être religieux, était avant tout laïc. Avant que l’Angleterre n’ouvre la possibilité d’un foyer juif en Palestine, Theodor Herzl (1860-1904) et consorts avaient simplement envisagé une terre (l’Ouganda ou l’Argentine) où les Juifs pussent échapper à l’antisémitisme effrayant qui sévissait surtout en Russie et en Europe centrale. Ce mouvement était si peu religieux qu’il fut à la fois contrecarré par le Bund, mouvement socialiste juif, comme par de nombreux rabbins orthodoxes, lesquels (ils sont très minoritaires mais toujours actifs, à Jérusalem et aux États-Unis) croyaient que les Juifs ne pourraient revenir en Palestine qu’avec l’avènement du Messie. Le sionisme se forma dès l’origine comme un mouvement nationaliste, qui, dans les années 20-30, produisit même des courants fascisants. On pense naturellement à Vladimir Jabotinsky (1880-1940) – idéologue dont le père de Netanyahou fut le secrétaire –, que Ben Gourion (1886-1973), pourtant peu coupable de faiblesse idéologique et militaire, aimait à appeler « Adolf » ou « Vladimir Hitler »… Rien de bucolique dans tout ça, vous le voyez. Le projet était même de former un « nouveau Juif », viril et « dominateur » (comme aurait dit le général de Gaulle), et l’on sait que l’Agence juive refusait le plus souvent l’entrée en Palestine aux juifs infirmes ou trop pauvres… Quant aux kibboutzim des années 50, la majorité était socialiste et leur activité agricole ne s’expliquait que parce qu’il fallait remplacer les paysans arabes indigènes, expulsés des terres qu’ils cultivaient par des colons juifs qui avaient pu les racheter.

Chacun sait qu’Israël a développé des technologies extrêmement pointues dans tous les domaines, et avant tout dans le domaine militaire, où elles sont devenues proprement inhumaines. J’ai vécu en effet cette étrange ambivalence que vous décrivez, entre la désolante et chaleureuse simplicité des Palestiniens et la surveillance technologique, presque invisible mais atrocement pesante, à laquelle sont soumis les territoires occupés. Les Européens ont souvent un cliché très négatif des Palestiniens, qui passent tous pour des terroristes en puissance. Non seulement cette image est évidement fausse pour la majorité des Arabes de Palestine, qu’ils soient de Gaza, de Jérusalem (lesquels, depuis 1967, sont apatrides !) ou de Cisjordanie, mais c’est surtout oublier, ou vouloir ignorer, que les premiers terroristes en Palestine furent des Juifs sionistes ! Pour ne citer que deux historiens, je rappellerai Le Nettoyage ethnique de la Palestine d’Ilan Pappé (2006) et Comment le terrorisme a créé Israël de Thomas Suárez (2018). J’ajoute que, si à Gaza la volonté génocidaire est évidente, en Cisjordanie cette surveillance tourne désormais à la persécution affichée : vols de terres, destructions de récoltes, bastonnades, incendies de maisons ou de plantations, meurtres parfois, qui visent naturellement à la disparition du peuple palestinien. Au moment où j’écris, j’apprends qu’il y a deux jours, le 29 mai, des véhicules militaires sont entrés dans Taybeh pour interdire une procession mariale et que seule l’intervention du cardinal Pizzaballa a fait reculer les Israéliens…

Vous soulevez également le caractère bigarré, hétérogène et hétéroclite de la population israélienne. En Palestine, vous rencontrez également une certaine diversité de communautés. Pourtant, on a l’impression que de part et d’autre, l’essentialisation des populations cristallise toute la dimension religieuse, qui s’est ainsi décentrée sur la croyance de l’autre. Jean-Yves Masson reproche ainsi aux Palestiniens de tuer des Juifs parce que juifs, occultant la dimension politique d’occupation, de la même manière que le débat sur la qualification juridique de génocide se concentre sur l’intention d’éliminer des Palestiniens en tant que palestiniens.  N’y a-t-il pas une sorte de fétichisme du peuple voire de l’État légal qui se substitue aux religions et aux communautés réelles et qui brouille la perception occidentale ?

À la suite du 7 octobre, Jean-Yves Masson a écrit avec véhémence beaucoup de sottises auxquelles j’ai répondu point par point. Vous me donnez l’occasion d’en ajouter un, qui m’a été suggéré par mon ami et auteur Yves Lepesqueur : parler du 7 octobre comme d’un « pogrom » est, non seulement insulter à la mémoire des victimes innocentes des véritables pogroms (victimes qui n’étaient pas des colons visant à exterminer une population indigène), mais oublier le contexte d’occupation coloniale dans lequel s’est produite cette agression. La judaïté de ce dernier n’a donc rien à voir là-dedans : ce qui était en cause, c’était l’occupation israélienne et non le ciblage d’une communauté juive en situation minoritaire et vulnérable.

Masson semble également ignorer que l’odieux antisémitisme chrétien, qui est probablement une des matrices de l’antisémitisme tout court, n’a pas eu son équivalent dans l’islam, où les Juifs avaient, comme les chrétiens, le statut de dhimmi ; ils étaient donc imposés mais généralement protégés, l’islam reconnaissant toutes les religions monothéistes. Mieux encore, ils étaient fort appréciés pour leurs talents littéraires ou médicaux. Faut-il rappeler, par exemple, que Maïmonide (1138-1204), philosophe juif de langue arabe, fut aussi le médecin de Saladin (1138-1193) ? ou que c’est grâce aux traducteurs juifs que nous possédons, en latin, une version de L’Échelle de Mahomet, texte étonnant qui est probablement une des sources de la Divine Comédie ? Avant que le sionisme ne commence à aspirer (fût-ce en inventant à coup de bombes un antisémitisme musulman, comme en Irak) les communautés juives des pays arabes, celles-ci vivaient paisiblement. C’est d’ailleurs toujours le cas en Iran, et partout où ces communautés n’ont pas été annihilées par l’illusion sioniste, qui aura réussi à faire disparaître des cultures juives presque deux fois millénaires…

Mais, pour revenir à votre question, la Palestine, d’un point de vue ethnique, est très homogène, et, globalement, la cohabitation entre musulmans et chrétiens a toujours été pacifique. Depuis la naissance du sionisme, les différences confessionnelles se sont encore estompées au profit d’une lutte commune contre l’occupant, lutte où des chrétiens comme Georges Habache (1926-2008) ont joué un rôle majeur. Il n’en va pas de même pour Israël, qui est un conglomérat d’immigrants d’origines très diverses. Le fond est naturellement ashkénaze (et la magnifique culture yiddish – songeons à ce chef-d’œuvre qu’est La nuit sous le pont de pierre de Leo Perutz (1953) – n’a rien à voir avec la Palestine) ; autour de ce noyau se sont agglomérés des mizrahis, des sépharades (longtemps discriminés par les ashkénazes), des juifs éthiopiens, donc noirs, et donc eux aussi discriminés, etc. Ajoutez à cela un bon nombre de Russes dont il est avéré qu’une bonne partie n’est pas réellement juive… Bref, un puzzle de peuples et de cultures très différents qu’unit maintenant un extraordinaire racisme envers les Palestiniens, qui sont pourtant les véritables indigènes de ce pays et, pour beaucoup, les descendants de Juifs restés en Palestine et convertis au christianisme ou à l’islam !

La fantastique formule de l’historien israélien Amnon Raz-Krakotzkin : « Dieu n’existe pas, mais il nous a donné cette terre » dit exactement ce qu’est aujourd’hui Israël. La politique de cet État, originellement laïque mais déjà suprémaciste, s’est transformée en une opération pseudo-religieuse de colonisation appuyée sur des capitaux et des compétences venues d’Europe et d’Amérique, et menée par des hommes de même origine, car, comme le font observer maints Juifs rescapés de la Shoah (juifs bouleversés par le génocide en acte à Gaza) ou de rabbins orthodoxes, le sort d’Israël est d’être en exil : en prenant la forme d’un État, le judaïsme se trahit.

Jeune femme juive de Boukhara, en Asie centrale (années 1860)

Pendant votre séjour, vous visitez Jérusalem où vous priez à la fois dans la mosquée al-Aqsa sur le mont du Temple, au Dôme du Rocher, et devant la pierre de la déposition du Christ au Saint-Sépulcre. On a l’impression que ces trois pierres saintes vous parlent le même langage sacré. Pour le traducteur que vous êtes, quelle est la responsabilité des textes sacrés et la part d’incompréhension dans le conflit ? Le fondamentalisme et le messianisme sont-ils des lectures déviantes ou bien certains textes religieux sont-ils appelés à produire toujours de la violence, comme le pense Jean-Yves Masson (« cet antisémitisme que justifient et proclament abondamment les textes de cette religion ») ?

Chrétien, je reconnais le judaïsme comme la souche de ma religion, ce qui signifie que les Juifs sont mes « ancêtres » et ceux des musulmans aussi. Beaucoup de ces derniers, les plus occidentalisés, oublient souvent cette origine, alors même que leurs figures majeures – Moïse ou Abraham par exemple – sont purement bibliques et que les Juifs convertis au début de l’islam ont joué un rôle structurant dans l’élaboration du dernier monothéisme. Mais les Juifs ne sont mes « frères » qu’en tant qu’ils sont hommes, comme vous et moi. Et pourtant le christianisme a été une source probable de ce qu’on appelle sottement – puisque les Arabes sont des sémites – l’antisémitisme. Faut-il accuser pour autant l’Évangile ? Lors de la Première Croisade, avant de massacrer les musulmans, les barons allemands ont perpétré d’horribles pogroms – mais quelques évêques locaux ont défendu contre toute persécution leurs communautés juives. C’est illustrer, par un exemple historique, qu’on peut faire dire aux Textes saints ce que l’on veut.

Prenons un exemple en islam. Un hadith raconte ceci : « Jésus (que la Paix soit sur lui) passa à côté d’un cadavre de chien alors qu’il était accompagné de ses disciples. Ses compagnons remarquèrent : “Comme l’odeur de ce chien est dégoûtante !” Alors Jésus (que la Paix soit sur lui) répliqua : “Comme ses dents sont d’un blanc pur !” » Contrairement à ce que raconte Jean-Yves Masson, le Coran ne jette aucun opprobre définitif sur les Juifs, loin de là. « Les Fils d’Israël » (Banû Isrâ’îl) sont reconnus comme des prédécesseurs (Moïse est d’ailleurs le Prophète le plus cité de tout le Coran) et ne sont jugés que lorsqu’ils trahissent la Torah ! C’est dans la Sîra (la tardive biographie de Mahomet) et dans certains hadiths que se trouvent les germes potentiels d’une rivalité meurtrière entre musulmans et juifs, mais, dans les faits, je le répète, l’islam n’a jamais fait subir aux Juifs un traitement semblable à ce qu’ont pu faire certains souverains ou prélats chrétiens (je pense par exemple à Cyrille d’Alexandrie qui, au Ve siècle, réduisit à néant la très importante communauté juive de cette ville, avant de cautionner le meurtre de la philosophe néoplatonicienne Hypatie).

Votre séjour se conclut par la visite de l’église Saint-Georges el-Khader au sommet du village de Taybeh. Or, cette église est sous le patronage d’Al-Khadir et de saint Georges, qui sont deux noms de la même figure, d’où un « mariage entre les deux saints » attesté dans la pierre. On a finalement le sentiment qu’il existe deux christianismes : celui professé par Masson et une certaine droite dénoncée par vous dans De la dignité de l’islam (2011), qui voit dans l’islam un ennemi civilisationnel, et celui professé par ceux qui retrouvent à travers l’islam quelque chose qui s’est perdu dans le christianisme, et qui en fait un allié providentiel.

Il est certain qu’on ne peut pas décemment se dire chrétien et cautionner le génocide des Palestiniens. Quand Jean-Yves Masson déclare qu’il est chrétien, soit il ment soit il veut simplement dire qu’il est de culture chrétienne, ce qui n’est pas du tout la même chose. Quand on pense que les Bellamy, les Retailleau et autres conservateurs chrétiens n’ont jamais eu un mot pour les chrétiens et les musulmans de Palestine et du Liban massacrés par Israël, on se demande où est leur christianisme… Je crois qu’une réponse partielle à cette contradiction se trouve dans l’amalgame que font ces gens-là entre la racaille de nos banlieues et les Arabes ou les musulmans en général. Mais l’arabophobie n’est pas moins enracinée chez nos concitoyens que la judéophobie. Yves Lepesqueur me faisait récemment remarquer que la haine qu’inspire une Rima Hassan, qui n’est certes pas une racaille de banlieue ! est très significative. On préférerait qu’elle fût délinquante décervelée, on lui en veut de ne pas l’être !

Vous soulignez aussi face à Jean-Yves Masson la contradiction d’une certaine droite française qui soutient avec enthousiasme le grand remplacement des indigènes en Palestine alors même qu’elle condamne cette thèse en France. Mais il y a également une gauche pro-palestinienne qui, à l’inverse, combat le grand remplacement des Palestiniens tout en favorisant l’immigration des populations musulmanes en dénigrant l’indigène ici. Comment expliquer cette cécité partielle de la classe politique, incapable de lier le sort des peuples indigènes français et palestiniens ?

Certains de mes amis se demandent pourquoi je soutiens avec tant de ferveur l’identité palestinienne contre le colonialisme sioniste. Ma réponse est simple : je défends l’identité française et donc – tout en aimant l’islam et sa profondeur spirituelle – je m’oppose au développement incontrôlé de l’islam en France (ainsi qu’à la place que le pouvoir politique accorde au CRIF !). Je défends de même l’identité palestinienne, musulmane et chrétienne, contre la judaïsation de la Palestine. Quant à l’extrême gauche qui défend les droits des Palestiniens (j’exclus de ma critique Rima Hassan, qui ne s’est jamais prononcée sur les questions sociétales), elle ment à son électorat issu de l’immigration, car rien n’est plus étranger à la culture musulmane ou africaine que la promotion du « mariage pour tous » et de la transsexualité…

Pour Jean-Yves Masson, le vrai reproche qui est fait aux Israéliens c’est de sortir le Juif du statut de victime en le défendant, comme si la seule alternative était entre le statut de victime et celui de bourreau. Pourtant, les exemples de l’hubris israélienne sont hélas nombreux. Comment expliquer cette absurdité de l’intelligentsia française qui perd tout sens de la mesure tout en se réclamant de l’État de droit, de la civilisation et de l’humanisme, devenu « à géométrie variable » ? Est-ce un refus de dire ce qu’ils voient, ou un refus de voir ce qu’ils voient, pour reprendre la phrase de Péguy ?

On connaît bien en psychopathologie le cas de l’enfant battu qui devient un parent bourreau. Il faut croire que le phénomène peut aussi valoir pour un peuple, et en l’occurrence pour la majorité des juifs d’Israël et d’ailleurs. Encore faudrait-il spécifier que ce sont les ashkénazes qui ont été les principales victimes de pogroms épouvantables ; si l’on met à part le cas de l’Espagne, d’où les juifs furent chassés ou convertis de force, les séfarades et les mizrahis ont connu au Maghreb et en Orient une vie relativement paisible, comme je l’ai dit plus haut. Le sionisme est né en milieu ashkénaze, et les pires idéologues et dirigeants d’Israël ont tous été des ashkénazes : Jabotinsky, Menahem Begin (1913-1992), Ben Gourion, Yitzhak Shamir (1915-2012), Golda Meir (1898-1978), Moshe Dayan (1915-1981), et aujourd’hui (à part Itamar Ben-Gvir, né en 1976, d’origine irakienne) Netanyahou (né en 1949), né Mileikowsky, et la quasi-totalité du gouvernement israélien sont d’origine ashkénaze. Observer que ces descendants de victimes sont devenus des tortionnaires est une constatation vraiment accablante… Et pourtant, du sionisme originel, laïque, au sionisme actuel, religieux et génocidaire, il y a un fil conducteur : c’est le sentiment d’être le peuple élu.

Et force est d’avouer que, si tout vrai chrétien doit reconnaître ce statut puisque le Christ était juif et que, comme le disait mon maître Claude Tresmontant (1925-1997), un des plus grands hébraïstes français, ce peuple est le germe qu’a choisi Dieu pour faire passer à l’humanité une nouvelle « information », il n’en reste pas moins qu’à côté de pages sublimes, d’un humanisme universel, la Bible hébraïque renferme (dans l’Exode et les Nombres notamment) d’épouvantables appels au génocide des peuples non juifs… Quant à l’aveuglement de l’Occident, il est évidemment politique et plus ou moins ouvertement idéologique : n’est-ce pas Michel Onfray (né en 1959) qui a déclaré un jour qu’Israël est « le navire amiral de l’Occident » ? Comme si l’Occident pouvait être encore un modèle ! Soutenir Israël, c’est, selon moi, un calcul doublement erroné : d’abord parce qu’on couvre un État génocidaire, que nos beaux principes, nos « valeurs républicaines », comme disent nos politiques, devraient résolument condamner, ensuite parce que la droite s’aliène de la sorte toute la population musulmane de France, qui est pourtant fondamentalement conservatrice. En continuant à soutenir et même à armer Israël, la France porte une lourde responsabilité. La racine de ce mal n’est pas à chercher bien loin : elle se trouve dans l’action de ce voyou nommé Nicolas Sarkozy, qui, s’alignant sur les États-Unis, a abandonné la politique arabe du gaullisme pour endosser un pro-sionisme réellement honteux.

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