Pierre Glaudes : « Bloy s’interroge sur l’absence d’un Dieu qui semble silencieux ou impuissant »

Pierre Glaudes est professeur de littérature à l’Université Paris IV-Sorbonne. Ses travaux portent notamment sur le roman et la nouvelle « fin de siècle » (Léon Bloy, Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam…). Léon Bloy, la littérature et la Bible, son dernier ouvrage paru aux éditions des Belles Lettres, explore le rapport de l’écrivain à l’écriture,…

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Le catholicisme noir

Si le roman noir s’inscrit historiquement dans la logique d’une pédagogie puritaine où l’épouvante a vocation à juguler les passions du lecteur, le genre a pu influencer bien des âmes se réclamant du catholicisme. L’esthétique gothique où l’atroce s’unit au sublime prolonge l’énergie prométhéenne contenue dans le romantisme. Le roman noir nous livre ainsi le…

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Léon Bloy : la sensation de l’Apocalypse

« Il n’y a pas de hasard ». Voici ce qu’écrit Léon Bloy le 7 mars 1894 dans son Journal. Loin des clapotis des journaux et du flot d’informations qu’il peut recevoir, loin d’être, finalement, un écrivain de son temps, Léon Bloy accueille le monde dans son plus complet symbolisme, comme l’épiphanie doloriste qui revêt éternellement sa…

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Pourquoi faut-il lire Bernanos aujourd’hui ?

Dans Bernanos, romancier du surnaturel (Éditions Pierre-Guillaume de Roux), Monique Gosselin-Noat revient sur l’œuvre romanesque du grand écrivain. À travers les analyses de Sous le soleil de Satan, L’Imposture, La Joie, Nouvelle histoire de Mouchette, Journal d’un curé de campagne et Monsieur Ouine, elle montre à quel point la lecture de Bernanos est précieuse pour nos…

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Sur les pas de Pasolini

Sélectionné pour le prix essai Renaudot, le premier livre de Pierre Adrian, un jeune auteur de vingt-trois ans, évoque son voyage à travers l’Italie sur les traces de Pasolini. La quête de Pierre Adrian débute sur le sable gris et sale d’une misérable plage d’Ostie, symbole d’une Italie triste et sclérosée par la crise. Il…

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Pierre Glaudes : « Chez Bloy, le bourgeois se définit par sa bêtise, par sa sentimentalité, par son hypocrisie, par son néant »

Pierre Glaudes est professeur de littérature à l’Université Paris IV-Sorbonne. Ses travaux portent sur les romanciers français (Balzac, Chateaubriand, Mérimée) et la littérature d’idée (Joseph de Maistre) au XIXe siècle. Il s’intéresse également au roman et à la nouvelle « fin de siècle » (Léon Bloy, Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam). Il a notamment dirigé l’édition des…

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George Steiner : l’homerisme de Tolstoï et le shakespearisme de Dostoïevski

Contrairement à John Cowper Powys qui affirmait catégoriquement que Dostoïevski était le plus grand des romanciers, George Steiner préfère l’alternative : Tolstoï ou Dostoïevski. Tel est le nom de son passionnant essai dont le bandeau propose, de manière tout à fait inédite, de cerner les aspirations des lecteurs : « Demandez à un homme s’il préfère Tolstoï ou…

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La Fantine d’Hugo et la Véronique de Bloy : incarnations du sacrifice chrétien

Les Misérables de Victor Hugo a vingt-cinq ans lorsque Le désespéré est publié par Léon Bloy. Véronique, le personnage féminin du second roman, calque son mouvement sur celui du premier, Fantine. Guidée par l’impératif chrétien, sa dévotion est totale. Jusqu’au bout, elle se dégrade afin de sauver son prochain, à la manière de Fantine. Ces deux…

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