Balzac ou la Révolution du côté des vaincus

Avec Une ténébreuse affaire, Balzac plonge son lecteur dans une intrigue à triple fond, avec aristocrates comploteurs, police secrète machiavélique, bourgeois arrivistes et manipulateurs, et même Napoléon Bonaparte en guest star. Une manière sidérante de nous faire revivre la Révolution et ses soubresauts, à hauteur d’homme. Parmi les grands plaisirs que l’on peut prendre à…

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Intégrisme, fondamentalisme et modernité

La modernité tardive voit la victoire d’Hermogène sur Cratyle dans l’antique gigantomachie autour de la nature et du sens des mots. Il ne faut donc pas s’étonner que ce sens n’ait plus de sens, que la parole se fasse gratuite et pur jeu, que l’inexactitude, l’erreur, le mensonge deviennent des ruses légitimes pour défendre sa vérité. À…

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Jacques Sapir : « Il faut être deux pour éviter la guerre civile »

Économiste et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Jacques Sapir est un spécialiste de la Russie contemporaine. Connu pour ses positions contre la monnaie unique et pour la démondialisation, il est l’auteur de l’influent blog RussEurope, où il développe notamment, au gré de notes théoriques et de billets politiques, une réflexion…

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Qui aura la peau de Malaparte ?

Pour Curzio Malaparte, la libération de l’Italie du joug mussolinien par les Alliés est une illusion. L’écrivain y voit plutôt le triomphe du matérialisme et du consumérisme. Surtout, il déplore la misère qui frappe le peuple napolitain en même temps que la décadence dans laquelle se vautrent ses élites. Dans La peau qui paraît en…

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L’hubris ou le crime d’orgueil

Culte du moi, ambition amorale et sans limite, victoire de l’intérêt individuel (ίδιον) sur le bien commun (κοινόν) : l’homme moderne est résolument tourné vers la démesure. Dans l’Antiquité cela portait un nom : l’hubris (ὕϐρις). Et c’était le plus grand des crimes. Au vu de la suppression inévitable de l’enseignement des lettres classiques, il semble urgent de rappeler…

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René Guénon : le monde moderne et le choc des civilisations

La personne et l’œuvre de René Guénon semblent venir d’une époque bien éloignée de la nôtre. Né en France au XIXème siècle, ce mathématicien de formation, penseur de la « tradition » converti au soufisme, côtoya les sociétés occultistes et abhorrait le milieu universitaire. Dans quelle mesure un tel homme peut-il nous éclairer  sur le monde d’aujourd’hui…

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Spengler, Lasch, Bourget : culture et décadence

Avant de se demander trivialement qu’est-ce qu’une culture ou société décadente il faudrait peut-être réfléchir – et notre époque nous y oblige – à la possibilité même d’une telle interrogation. En effet, peut-on encore, sans provoquer l’incompréhension générale, associer culture et décadence ? Notre culture n’aurait-elle tout simplement pas anémié les préjugés intellectuels ou les…

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Charles Péguy : le temporel et l’intemporel dans De la situation faite au parti intellectuel

En 1905, Charles Maurras publie L’avenir de l’Intelligence dans la revue Minerva. Dans cet article, le maître à penser de l’Action Française livre sa vision de l’ordre du monde. Pour Maurras, trois éléments redéfinissent tout au long de l’histoire les rapports de force entre les hommes : l’Intelligence, l’Or et le Sang. Pour le Martégal, ce…

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