« Une École à la frontière » de Géza Ottlik : sortir de l’enfance et entrer dans l’Histoire

Les éditions des Syrtes font paraître l’un des grands romans de la littérature hongroise du XXe siècle, Une École à la frontière, publié par Géza Ottlik en 1959. Dans l’atmosphère austère d’une institution militaire, de jeunes élèves découvrent l’autorité, l’injustice et l’absurdité du monde adulte. En enfermant peu à peu le lecteur dans un huis…

Continuer la lecture

Emmanuel Godo : « Barrès est un nationaliste cosmopolite qui sait d’où il vient »

2023 marque le centenaire de la mort de Maurice Barrès. Si le nom de l’écrivain académicien reste encore aujourd’hui dans certaines mémoires, c’est bien souvent pour de mauvaises raisons et son nom n’est prononcé que pour être vilipendé : nationaliste, antisémite, précurseur du fascisme, va-t-en-guerre et autres joyeux qualificatifs qu’il faut nuancer et, pour certains, réfuter……

Continuer la lecture

Dernières nouvelles du roman catholique

Existe-t-il un roman catholique ? La parution récente de La Chasse au Cerf, second roman de Romain Debluë, est l’occasion de poser cette ancestrale question à frais nouveaux. Outre la présence, parfois implicite, de l’œuvre des Bloy, Barbey, Bernanos, Claudel et autres Mauriac dans le cours du roman, la structure, le thème et le style de La…

Continuer la lecture

D’Annunzio ou la cinquième saison du monde

« Il y a un seul révolutionnaire en Italie : Gabriele d’Annunzio », lançait un célèbre révolutionnaire bolchévique. L’Italie aurait-elle connu sa propre Commune à travers l’épopée de Fiume, prise par le poète Gabriele D’Annunzio en septembre 1919 ? La comparaison est tentante, eu égard au nombre de similitudes des deux événements et des bouleversements qu’ils ont…

Continuer la lecture

Maurizio Serra : « D’Annunzio est un Italien de la Renaissance »

Il y a cent soixante ans naissait Gabriele D’Annunzio (1863-1938), sans doute l’écrivain le plus prolifique, admiré, détesté, honni, décrié et clivant de l’histoire de la littérature italienne. En proie à des clichés et des jugements à l’emporte-pièce persistants, il a, dès son vivant et jusqu’à nos jours, toujours suscité des jugements extrêmes. Mais qu’en…

Continuer la lecture

Gabriele D’Annunzio : poète fanfaron et inspirateur du fascisme

Les tentatives de réhabilitation de Gabriele D’Annunzio sont toujours une excellente occasion de rappeler tout le mal qu’il y a à dire au sujet de ce dernier : monument de grandiloquence bavarde, caricature de romancier décadent (pléonasme ?), il fut aussi et surtout le modèle histrionique mérité de Benito Mussolini. Ce en quoi il constitue une réelle…

Continuer la lecture

Le parti pris des poses

Bien souvent, de nos jours, ce qui s’efforce de se présenter sous l’étiquette de poésie surjoue tellement cette appartenance qu’il y a là comme un théâtre de poses forcées, une véritable scène sur laquelle chaque grimace, chaque mimique, chaque geste sursignifie en permanence son appartenance au champ (censément divin, céleste, transgressif, rebelle) de la poésie….

Continuer la lecture

Sollers quand même

Ils forment une grande et belle famille, à eux tous. Ces artistes pénibles, prétentieux, grotesques, insupportables… Et talentueux avec ça, parfois même géniaux. Les gens vous parleront tout de suite de Céline. Oui, oui, bien sûr, mais franchement, ça n’était pas le pire ! Genet, dans le genre hitlérophile, me semble autrement plus costaud, par exemple…

Continuer la lecture

Correspondance entre Gabriel Bounoure et André Suarès : union de la littérature et de l’amitié

Les cahiers de la NRF, grâce à l’entreprise d’Édouard Denis-Chalamet, viennent de publier la correspondance entre André Suarès et le critique Gabriel Bounoure. À travers près de trente-cinq ans de lettres se découvre l’amitié fascinante qui lia deux hommes qui firent de la littérature le roc de leurs existences.  Les correspondances sont souvent des corpus…

Continuer la lecture

Cristina Campo, sur la pointe la plus acérée du poème

Traductrice de William Carlos Williams, Marcel Proust ou encore d’Hugo Von Hofmannsthal, Cristina Campo (1923-1977), de son vrai nom Vittoria Guerrini, est une critique littéraire et poète italienne. En rééditant Les Impardonnables, Gallimard nous permet de sonder à nouveau les cantilènes critiques de celle qui savait, comme l’a rappelé son ami Alessandro Spina, que « l’art d’écrire…

Continuer la lecture