Jean-Jacques Rousseau lecteur de Saint Augustin

Quel rapport peut-il exister entre, d’une part, le grand défenseur de l’orthodoxie catholique des IVe-Ve siècles devenu la référence théologique principale de la chrétienté médiévale — Saint Augustin —, et, d’autre part, un écrivain genevois jugé hérétique par l’archevêque de Paris, et dont les livres ont été condamnés par les grandes instances ecclésiastiques, tant catholiques que…

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Le silence de Godot ou le retour de la mystique au théâtre

L’histoire de la critique accorde généralement à En attendant Godot son triple A littéraire : absurde, athée et avant-gardiste. Mais cela ne suffit pas à l’épuiser, car les 200 récurrences du mot « silence » montrent que cette pièce dépasse les étiquettes : plus que des modernes arrogants et suicidaires, Beckett et ses personnages sont d’abord des…

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Le Grand Jeu, une révolte vers l’absolu

Le Grand Jeu est un cri de révolte surgi au milieu des Années folles. Dans cette revue parue seulement trois fois, la bande emmenée par René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte se place dans la lignée de Rimbaud et des grands mystiques pour se lancer vers l’essentiel, c’est-à-dire vers l’absolu. Un siècle compte beaucoup de jappements, mais rares…

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Julius Evola ou la mystique du détachement

À mi-chemin entre le métaphysicien et le samouraï, Julius Evola a élaboré une vision de la politique et de la Tradition qui l’éloigne de la plupart des théoriciens politiques et des tenants du traditionalisme. Son approche repose sur un principe intangible : se détacher du monde tel qu’il est. À l’âge de vingt-trois ans, alors qu’il…

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Péguy contre Combes : du lien entre mystique républicaine et mystique chrétienne

À les entendre, la laïcité serait l’alpha et l’oméga de la République. La laïcité serait la condition de possibilité de la République. La République serait laïque ou ne serait pas. En cela, ils commettent une erreur logique : ils prennent la partie pour le tout. Au triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité », les mêmes…

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Quand Péguy découvre l’école de la République

Dans Pierre, commencement d’une vie bourgeoise, publié à titre posthume, Péguy raconte sa première rentrée à l’école normale d’Orléans. Rentrée qui « fut un spectacle admirable et inattendu ». On sait le culte que voue Péguy à l’école républicaine et à ses « hussards noirs », à l’école d’avant 1880, quand les enfants chantaient, quand les maîtres étaient bons…

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La Fantine d’Hugo et la Véronique de Bloy : incarnations du sacrifice chrétien

Les Misérables de Victor Hugo a vingt-cinq ans lorsque Le désespéré est publié par Léon Bloy. Véronique, le personnage féminin du second roman, calque son mouvement sur celui du premier, Fantine. Guidée par l’impératif chrétien, sa dévotion est totale. Jusqu’au bout, elle se dégrade afin de sauver son prochain, à la manière de Fantine. Ces deux…

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Notre Jeunesse de Charles Péguy : une apologie de Bernard Lazare

Charles Péguy publie Notre Jeunesse en 1910 pour répondre aux nationalistes qui remettent en question l’authenticité de son dreyfusisme. Occasion pour le gérant des Cahiers de la Quinzaine de rendre hommage à son maître Bernard Lazare, premier défenseur d’Alfred Dreyfus et garant de la mystique républicaine. « Je ferai le portrait de Bernard-Lazare. Il avait, indéniablement,…

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Alain de Benoist : « Quand Péguy fait l’éloge du passé, ce n’est jamais pour regretter les hiérarchies d’Ancien Régime »

Théoricien de la « Nouvelle Droite », éditeur de la revue Éléments et écrivain prolifique (plus de 50 ouvrages et 3000 articles publiés), Alain de Benoist est un penseur important et controversé. S’il se défend d’être un spécialiste de Charles Péguy, il livre dans cet entretien des analyses d’une grande pertinence et met à jour à son…

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