Aux éditions Lif paraissent dans un même volume les deux chefs d’œuvres antimodernes du métaphysicien René Guénon (1886-1951) : La Crise du monde moderne et Le Règne de la quantité et les signes des temps, parus en 1927 et 1945. Dans une préface inédite, Rémi Soulié, docteur ès lettres, auteur de plusieurs essais pérennialistes et membre de la Société des félibres de Paris, revient sur le contexte et les enjeux de ces deux livres visionnaires où Guénon livrait une critique complète et intransigeante de l’Occident moderne oublieux de sa tradition.
PHILITT : Vous comparez La Crise du monde moderne et Le Règne de la quantité et les signes des temps à une foule d’auteurs qui, d’une part, pour plusieurs d’entre eux, ont pensé du temps de Guénon la « crise » de la modernité, puis, après Guénon, la « catastrophe » de l’hypermodernité. En réunissant ces deux livres en un volume, souhaitez-vous montrer que Guénon excelle à la fois dans l’étude de la crise et dans celle de la catastrophe ?
Rémi Soulié : Il me paraissait indispensable de situer « temporellement » l’écriture puis la publication de ces deux essais de René Guénon, en particulier à destination d’un lectorat peut-être plus familier, de prime abord, avec l’histoire de la philosophie plutôt qu’avec la métaphysique telle que l’entend Guénon et telle qu’elle est, c’est-à-dire sans histoire. Après tout, d’un point de vue guénonien, l’ « ambiance » cosmique, pour dire le moins, n’est pas neutre et même si le propos de Guénon est foncièrement métaphysique, il n’en survient pas moins dans un « temps donné », celui des « derniers temps » en l’occurrence. Force est de constater, de ce point de vue, que les philosophes et les essayistes ont été nombreux, dans cette première moitié du vingtième siècle, en particulier après la Première Guerre mondiale, à prendre la mesure de l’étendue du « désastre » (qui est toujours, au sens littéral, une rupture avec l’astre). Guénon est néanmoins le seul à en mesurer la dimension abyssale, en allant jusqu’à ses racines essentielle et substantielle, pour reprendre les deux termes fondamentaux explicités dans les premiers chapitres du Règne de la quantité.
Étymologiquement, la « crise » est à la fois discrimination et jugement. Celle dans laquelle nous sommes entrés depuis le XIVe siècle, à l’origine du « monde moderne », a valeur exemplaire ou, plutôt, contre-exemplaire en ce que les possibilités les plus basses du cycle se manifestent et, avec elles, le chaos mental, social, politique et religieux. Sur un plan temporel traditionnel, donc cyclique, nous vivons dans le ténébreux Kali Yuga depuis des millénaires. Même si, en son sein, des périodes ponctuelles de redressement se produisent, à l’instar de notre Moyen Âge, il se caractérise par un éloignement – au demeurant tout à fait normal, lui – du Principe de la manifestation (sous « l’aspect » de l’Être ou du Logos), dont les conséquences délétères ont été décrites dans toutes les « révélations », notamment le Véda ou l’Évangile, mais aussi, pour ce qui concerne notre ère géographique et d’une manière tout aussi inspirée, par Hésiode ou par Platon. La « catastrophe » est toujours la fin d’une tragédie, un « jugement », en l’occurrence « dernier », en ce qu’il ponctue non pas tant la fin du monde – à quoi se limite la perspective biblique – mais la « fin d’un monde » qui, pour des raisons métaphysiques, n’est jamais que la « fin d’une illusion ».
Citant Oswald Spengler, Paul Valéry, Thierry Maulnier, Edmund Husserl, Paul Hazard et d’une certaine manière Malaise dans la civilisation de Freud, vous remarquez qu’au temps où Guénon publie La Crise du monde moderne, « les grands esprits européens sont shakespeariens : ils comprennent qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark », c’est-à-dire dans le monde occidental. Qu’est-ce qui différencie René Guénon de toute cette littérature antimoderne ? Sa méthode aussi bien que son objet ?
Sans aucun doute. Il convient de distinguer ces grands esprits des « intellectuels », qui sont tout sauf intellectuels, lesquels raisonnent à partir de ce qu’ils appellent des « faits » (le plus souvent déformés par le prisme idéologique et dont ils ont la « superstition » empirique), quand ce n’est pas à partir de leurs « intuitions subjectives », ce qui revient à se montrer doublement grossier : leur histoire, pour une large part, n’est que celle de leurs égarements et de leurs errances. Guénon ne fait pas l’économie du raisonnement, bien entendu, mais il le situe à sa juste place. Dès lors que vous partez d’où il faut partir, c’est-à-dire de l’Absolu, puisque c’est de « là » que tout part (et revient) – contrairement aux Modernes, qui partent du relatif (ils inversent toujours tout) – vous disposez d’une amplitude de vue beaucoup moins limitée, et conséquemment beaucoup plus réaliste que celle des réalistes (sans parler de celle des sensualistes, des empiristes, des rationalistes, des matérialistes, etc.). Guénon déploie ce qu’il voit, déroule le volumen, conformément à la nature de ce qui est. Sa vision, qui n’est certes pas la sienne propre, celle de sa « subjectivité », est en un sens aussi grandiose que celle de Dante, avec enfer, purgatoire et paradis à la clé (c’est le cas de le dire). Ces deux livres de Guénon sont donc plutôt consacrés à l’enfer. Voilà en quoi sa méthode est incomparable avec celle des auteurs mentionnés.
Craignant que mon propos ne soit mal interprété, je précise toutefois qu’il ne s’agit pas de « poésie », au sens déchu que ce terme a semble-t-il pris ; je précise également que partir de l’Absolu, ce n’est pas un postulat ou un a priori de la « foi » mais la condition même de toute pensée, sans quoi le relatif est lui-même inintelligible, innommable, inexistant ; telle est d’ailleurs la manière la plus probante de comprendre « l’argument » anselmien ou, en termes heideggériens, que les étants apparaissent sur le fond de l’Être, qui n’est rien d’étant. À la différence de ce dernier, Guénon n’a pas eu à « détruire la métaphysique » occidentale, qu’il tenait en piètre estime, non plus qu’à se tourner vers le Zen, comme le « dernier » Heidegger, puisqu’il y était déjà métaphysiquement installé ; dans le même registre, j’ajoute que comme le disait Abellio, qui savait lui aussi de quoi il parlait puisqu’il était polytechnicien et ingénieur des Ponts et Chaussées, « la maison se construit par le toit » : qui peut le plus peut le moins, mais pas l’inverse. En termes guénoniens, il est « impossi[ble] d’arriver à la synthèse par l’analyse : on aura beau ajouter successivement les uns aux autres un nombre indéfini d’éléments, on n’obtiendra jamais le Tout, parce que le Tout est infini, et non pas indéfini » (« Remarques sur la notation mathématique », La Gnose, avril-mai 1910).
En ce qui concerne son objet, je serai plus bref, puisqu’il s’agit en dernière « analyse » d’une illusion – néanmoins suffisamment prégnante pour que l’on s’identifie avec elle, ce qui justifie tous les coups de tonnerre, toutes les sonneries de trompette, afin de nous tirer de ce cauchemar auquel nous tenons tant, au point de penser que nous serions anéantis si nous nous éveillions (alors que c’est l’inverse et qu’il faudrait, donc inverser l’inversion pour être). Guénon œuvre pour nous tirer d’une spectaculaire et théâtrocratique entreprise de suggestion et d’hypnose, accrue par la technique. Philippe Sollers, dont j’aurai bientôt l’occasion de montrer à quel point il fut un lecteur de Guénon (autant que Drieu, Artaud, Daumal, Bosco, Queneau, etc.), parlait de « somnambulisme ».
La prescience de Guénon allait, en 1945, jusqu’à anticiper d’une manière à peine croyable la disparition de la monnaie dans sa dimension « même simplement “pratique” ou “matérielle” ». En quoi cette anticipation s’inscrit-elle dans une étude de la catastrophe plus complète encore que l’analyse du stade de « liquéfaction » étudié par Zygmunt Bauman (1925-2017) ?
La remarquable analyse de la « société liquide » menée par Zygmunt Bauman, dans ses grandes lignes, demeure sociologique ; celle de Guénon, bien évidemment, métaphysique, ce qui change tout. Le monde moderne se caractérise notamment par un double mouvement : d’abord, de solidification, de matérialisation (le béton, le matérialisme pratique, le pragmatisme, l’utilitarisme etc.), ensuite, de liquéfaction (les flux : « Avez-vous du liquide ? », « Êtes-vous fluid gender ? »). Ces deux phases d’une seule œuvre au noir correspondent à l’alchimique « Coagula et Solve », ce qui nous ramène au domaine cosmologique et psychique, indissociable du domaine métaphysique, quoique ce dernier soit aussi transcendant. La troisième étape ne peut qu’être la gazéification ou la pulvérisation, dans laquelle il est superflu d’« avoir ou non du liquide », lequel est encore trop solide, si j’ose dire (« les espèces sonnantes et trébuchantes » – on notera la référence parodique à l’espèce et au genre aristotéliciens). Nous sommes donc en voie d’anéantissement numérique, « hologrammatique », même si le néant est une impossibilité. Nous y tendrons jusqu’à l’ultime limite du basculement vers un nouveau cycle ; la descente est vertigineuse – d’où le « fait », comme en témoigne le langage ordinaire, que « tout s’accélère ». À cela s’ajoute, quoique plus anecdotiquement, que la disparition physique de la monnaie, comme toujours « au nom du bien », favorise un contrôle total par la Machine et ses desservants (ce que Guénon appelle le plus souvent « l’industrie »), qui peuvent « débrancher » socialement n’importe qui, pour n’importe quoi : la Banque contre la Barque, en quelque sorte (mais enfin, la Banque du Vatican, c’est aussi quelque chose…). Que le lien avec la métaphysique (l’esprit, l’intellect) soit rompu (au bénéfice de l’âme sentimentale et de la raison raisonnante), et le physique (la physis, la nature) s’évanouit (notamment au bénéfice du spectacle, de sa suggestion, de sa sujétion). L’erreur ou l’ignorance métaphysiques entraînent inévitablement une erreur ou une ignorance anthropologiques, dont le dualisme cartésien est sans doute l’une des meilleures illustrations (ce qui n’empêche pas que Descartes ait été un bon catholique, mais là n’est pas la question, hélas).
Parmi les auteurs antimodernes connus par Guénon, vous soulignez avec sévérité sa divergence avec Jacques Maritain (1882-1973), lequel pourrait, selon vous, « se flatter d’avoir contribué à l’accélération de la déliquescence romaine ». En quoi Guénon, pourtant initié à l’islam soufi dès 1910, vous paraît-il paradoxalement plus compatible avec la tradition catholique que Maritain ? En mélangeant modernisme liturgique et ouverture aux autres religions, le concile Vatican II aurait-il échoué par méconnaissance des principes traditionnels ?
D’une certaine manière, ce n’est pas difficile d’être plus catholique que Maritain : il suffit de prendre au sérieux la catholicité littérale et spirituelle, c’est-à-dire l’universalité métaphysique, plutôt que de raisonner depuis la crypte ou la sacristie la plus close, comme le font souvent les convertis, avec de surcroît un zèle déplorable et souvent hargneux, celui-là même dont fit preuve Maritain à l’endroit de Péguy, de Guénon et même, me suis-je laissé dire, de Thibon. Guénon, lui, ne s’est jamais converti à quoi que ce soit. Sa « réalisation métaphysique » était telle qu’il se situait en vérité au-delà des formes particulières – comme Ramakrishna (1836-1886), autre rare exemple de ce point de vue, ou Ibn Arabi (1165-1240). Son « installation » en islam s’explique par la possibilité d’un rattachement initiatique, en effet, ce qui n’est semble-t-il plus le cas dans ce qu’il reste de la chrétienté occidentale – je dis bien, occidentale, la situation étant sans doute différente dans la chrétienté orientale orthodoxe ; l’islam comprend donc, régulièrement, une dimension ésotérique, même si les juristes-légistes ne l’apprécient guère le plus souvent, en particulier depuis l’émergence des courants réformateurs modernistes, « protestants » et puritains, du wahhabisme et du salafisme, tant prisés par les États-Unis, et pour cause ; en outre, pour notre cycle d’humanité, l’islam clôt le cycle des révélations, dont la première fut celle des Védas, ce qui lui confère un positionnement particulier ; enfin, l’islam se pense lui-même comme « récapitulatif » sur le plan prophétique abrahamique.
L’exotérisme, quel qu’il soit, ne peut qu’échouer dès lors qu’il nie ses propres limitations, dont il n’a d’ailleurs pas toujours conscience : il ne peut se penser que comme « total », chaque exotérisme bénéficiant de la plénitude de la révélation divine, alors que chaque tradition particulière, comme dit Schuon, devrait se penser elle-même comme « relativement absolue », ce qu’autorise la perspective ésotérique.
La situation de l’Église catholique romaine est singulière. Dans l’Occident latin, elle représente la tradition, quoiqu’amputée de sa dimension gnostique. La Barque de Pierre est donc perméable – elle prend l’eau inférieure par ses fissures – et tangue jusqu’à risquer le chavirement et le naufrage, bien qu’ils soient exclus en raison de son caractère divin. Il suffit de songer à son instabilité, à son histoire mouvementée – « À tribord toute ! », « À bâbord toute ! » – qui se superpose fort bien avec celle de l’agitation occidentale, plus ou moins faustienne ; la manière dont elle a pensé l’Incarnation l’a peut-être prédisposée à se montrer par trop tributaire de l’« Histoire » et du temps (je dirais même, avec Mircea Eliade, de la « terreur de l’histoire »), mais avait-elle le choix dès lors qu’à l’issue de l’Antiquité, il fallait pontifier, c’est-à-dire construire des ponts, rebâtir ?
Vous remarquez que La Crise du monde moderne paraît la même année qu’Être et temps du célèbre philosophe allemand Martin Heidegger (1889-1976). Pourtant, si Heidegger fait de la temporalité l’horizon indépassable du Dasein, Guénon ne soutient-il pas au contraire que l’homme n’est qu’un état contingent de l’Être universel et éternel, capable, par participation, de dépasser sa condition temporelle par la réalisation métaphysique des états supérieurs de cet Être ?
Vous avez raison. J’ai ainsi simplement voulu pointer la parution de deux livres fondamentaux comme un « signe des temps ». Être et temps menait à une impasse, mais le « tournant » opéré par Heidegger lui a permis de s’ouvrir à une tout autre entente de l’Être. Il serait inepte d’associer le philosophe et le métaphysicien (tout « associationnisme » est exclu, avec Guénon !), quoique le « dernier » Heidegger ait donc perçu dans quelle direction il convenait de regarder (en l’occurrence, donc, le zen). Les lecteurs d’Heidegger ne sauraient être absolument « dépaysés » s’ils lisent Guénon : l’Être n’est rien d’étant, la Déité eckhartienne, l’arraisonnement technique du monde, le réductionnisme onto-théologique, la parole la plus matinale des Grecs, lorsque la poésie, la prophétie et la métaphysique n’étaient pas encore conçues séparément… Il y a là un certain nombre d’indices concordants en faveur d’une possible lecture parallèle, même si Heidegger, en toute rigueur, ne pénètre pas dans le domaine métaphysique tel que l’entend Guénon.
Avec le philosophe pérennialiste Georges Vallin (1921-1983), vous accusez la « révolte anti-platonicienne » d’Aristote d’être l’une des « premières accélérations de la chute occidentale ». Votre défense de Platon n’est-elle pas également contraire à la position de Heidegger, qui accusait le philosophe grec d’avoir évacué la question de l’être ?
Heidegger se livre en effet à une généalogie des mutations de l’essence de la vérité et pointe dans l’Idée platonicienne une désorientation, pourrait-on dire, en direction de l’étant, qui prépare et anticipe un oubli autrement plus radical de l’Être. Outre que cette analyse me semble assez discutable, il me semble de surcroît que l’on n’a jamais trouvé meilleur remède à l’oubli que la réminiscence, dont le « souvenir de Dieu » ou l’anamnèse, dans les traditions religieuses monothéistes, est l’une des modalités, analogiques ou non. Heidegger lui-même n’évoque-t-il pas, de plus, « la transcendance de l’Être » ? « Seul un dieu peut encore nous sauver » me paraît être une heureuse parole testamentaire, indépendamment de tout confessionalisme. Heidegger s’est approché autant qu’il le pouvait de la non-dualité, étant entendu que le trop fameux « dualisme » platonicien relève de la fiction scolaire. Il n’a jamais écrit le Platon qu’il avait promis à son épouse…parce qu’il l’a écrit. De ce point de vue, je partage les analyses de Jean-François Mattéi, lui-même platonicien et heideggérien sans contradiction. C’est la Métaphysique d’Aristote qui, pour une part, fonde l’Occident, y compris religieux, pas le chemin de campagne qui borde l’Illissós. Je ne suis pas loin de voir dans l’œuvre d’Heidegger le cheminement d’un esprit et d’une âme, comme le sont les Dialogues de Platon.
À propos de l’écriture de René Guénon, vous soulignez « la limpidité transparente d’un style ligérien, éminemment français voire – quel paradoxe ! – d’un classicisme cartésien ». Comment expliquez-vous l’excellence et la clarté stylistique d’un homme qui s’est toujours gardé de faire profession d’écrivain ?
Cela relève d’une forme de prodige, qui consiste à posséder à un très haut degré et l’esprit de géométrie, et l’esprit de finesse. D’évidence, Guénon était inspiré, dans tous les sens du terme, y compris littéraire. C’est un écrivain aussi, mais pas au sens « profane ». Je ne me risquerais pas à entrer sur le terrain glissant consistant à se demander s’il était « missionné », mais il n’en reste pas moins que son œuvre, littérairement, « coule de source ». Qu’il soit un Français de Blois, malgré ses propres réserves à ce propos, me paraît être significatif du mystère français, profondément sacerdotal et royal depuis l’origine, dont la nature est lumineuse mais dont l’inversion démocratico-républicaine ne peut qu’être ténébreuse, comme cela devrait sauter aux yeux de n’importe qui. Guénon est parti en Égypte comme les derniers néo-platoniciens, après la fermeture de l’École d’Athènes par Justinien, sont partis vers l’empire sassanide, à L’heure de la fermeture dans les jardins d’Occident, pour reprendre le titre d’un roman de Bruno de Cessole. Il n’en reste pas moins que son écriture continue de manifester ce que l’on pourrait appeler l’esprit de la lettre française, en son universalité rivarolienne, qui fut donc aussi européenne. Sa prose – appelons-là ainsi – demeure une invitation à retrouver notre propre tradition et à renouer avec elle. Elle est orphique, pythagorique, mystérique, celtique, chrétienne, exemplairement dans le Graal que Guénon nous invite à retrouver sans que nous l’ayons pour autant perdu.
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