Balthus, les jeunes filles et nous

On apprenait récemment que des New-Yorkais avaient lancé une pétition pour faire retirer du Metropolitain Museum of Art une toile de Balthus, Thérèse rêvant. Évoquant « l’image romantique d’une enfant érotisée », leur pétition semble pourtant rater sa cible. C’est que l’on peut dire bien des choses de la peinture de Balthus (de son vrai nom Balthasar…

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Michael Edwards : « Voir un peuple défendre sa langue me réjouit » (2/2)

Sir Michael Edwards est membre de l’Académie française et professeur au Collège de France à la chaire d’Étude de la création littéraire en langue anglaise. Il revient, pour PHILITT, sur son dernier ouvrage, Dialogues singuliers sur la langue française (2016), et évoque les liens indéfectibles entre les langues anglaise et française à travers l’histoire mouvementée des deux nations.  PHILITT…

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Michael Edwards : « La langue inclusive est un bégaiement cérébral » (1/2)

Sir Michael Edwards est membre de l’Académie française et professeur au Collège de France à la chaire d’Étude de la création littéraire en langue anglaise. Il évoque pour PHILITT la polémique sur l’écriture inclusive et en profite pour rappeler la position des immortels sur cette question.  PHILITT : L’écriture inclusive était défendue jusqu’à présent de manière relativement…

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Jean d’Ormesson : pourquoi la « littérature du bonheur » est l’antilittérature

Le décès de Jean d’Ormesson donnera lieu à des éloges sans doute exagérés. Dans ce concert de louanges saluant « le meilleur de l’esprit français », d’autres ne manqueront pas d’attaquer avec un malin plaisir le talent incertain d’une personnalité agaçante. Mais la question essentielle est au-delà : la littérature qu’il voulait incarner est-elle véritablement de…

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La modernité tragique de Michel Foucault

C’est devenu, semble-t-il, un lieu commun que de présenter Michel Foucault comme la figure tutélaire de notre XXIe siècle naissant. Les féministes, les antiracistes, tous les défenseurs des minorités et les professionnels de l’émancipation en ont fait leur père spirituel. À l’inverse, l’union sacrée des marxistes orthodoxes et des réactionnaires l’accuse de faire le jeu…

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Jean Borella à la recherche de l’ésotérisme catholique

Si l’école de la Tradition de René Guénon a connu d’importants développements en islam comme dans le christianisme, on peut dire qu’avec son étude Ésotérisme guénonien et mystère chrétien,  le philosophe Jean Borella lui a donné une formulation authentiquement catholique, rappelant la religion à sa raison d’être ésotérique et métaphysique. Réédité chez L’Harmattan, ce livre se…

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La Réforme radicale : Thomas Müntzer et la théologie de la révolution

L’histoire, affirme-t-on souvent, est écrite par les vainqueurs. C’est particulièrement le cas pour l’histoire de la Réforme. Alors que le personnage et la théologie de Martin Luther sont aujourd’hui célèbres, qui, à l’exception des spécialistes, connaît l’œuvre de son plus grand rival non catholique, Thomas Müntzer ? Pourtant, ce réformateur révolutionnaire, aussi populaire que son adversaire…

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Emilia Robin : « Pour Pompidou, la littérature est un recours contre le technicisme »

Emilia Robin est spécialiste d’histoire contemporaine et directrice des études à l’Institut Georges-Pompidou depuis 2010. Elle évoque pour PHILITT le rôle majeur de la littérature dans la vie de l’ancien professeur de lettres devenu le deuxième président de la Ve République.  PHILITT : Quels écrivains ont habité l’imaginaire du jeune Georges Pompidou ? Emilia Robin : Les…

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Quand l’homo reactus se fait le chantre du « réel »

Sur le champ de bataille de l’idéologie, le « réel » est souvent invoqué comme argument d’autorité. Aujourd’hui, c’est homo reactus qui, plus que tous les autres, se pense comme garant du « réel ». Derrière ce procédé, il dissimule souvent bien mal sa mauvaise foi et sa bêtise. La convocation systématique du « réel » est devenue le procédé rhétorique…

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Le Baron Ungern, dernier général blanc et dieu de la guerre

Souvent dépeint comme un baron sanguinaire, un être cruel, fou et violent, le baron Ungern est une figure qui inspira bien plus souvent les romanciers que les historiens. Il fut, pourtant, l’un des derniers russes blancs à triompher des bolcheviques, un contempteur clairvoyant des catastrophes modernes, un Khan consacré par l’autorité spirituelle et l’incarnation vivante…

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